"Ne voulant pas encombrer vos pages, mais pour le plaisir du partage, ces quelques vers, bien à vous, Alice..."
Voici ce que m'écrit Michel DOUCET, auquel je m'empresse de répondre ici qu'il peut "
encombrer" mes Pages autant de fois qu'il le souhaite, car je suis admirative de sa poésie - tant dans la forme, classique et d'une rare qualité, que dans le fond qui
délivre une pensée harmonieuse, riche, généreuse, profondément sincère.
Je suis certaine, chers Lecteurs, que vous aussi appréciez ces " Echos", lesquels parent majesteusement mes poèmes. Michel DOUCET n'a pas de Blog ; vous pouvez lui laisser ici
un compliment - amplement mérité -, il le lira et en sera sans nul doute touché.
Je ne vous oublie pas, et laisse sur mon seuil des bouquets de mes plus cordiales pensées.
Servez-vous !!!
Á LA FENÊTRE
Sur les bancs de l’école il m’arrivait souvent
D’entrevoir un frisson par la paroi vitrée,
Un mirage soufflant à mon âme cloîtrée :
« Viens ! Drape ton esprit dans les ailes du vent. »
Je chevauchais alors des zéphyrs moutonneux,
Guidé sans peur ni lois dans mes vagabondages
Par un aigle royal qui parlait de rivages
Brulés des mille éclats d’un ciel vertigineux.
D'autres jours je fendais, sur mon fringant navire,
Les océans profonds du lointain Cachemire
Où je faisais butin de falbalas et d’or.
Lorsqu’un désir d’ailleurs grandit et me pénètre,
Je rêve encor ainsi, le nez à la fenêtre,
Peignant l’imaginaire aux plumes du condor.
L'ECHO :
Mes chers parents...
Je vous écris d'hier, lorsque j'étais enfant,
Je ne comprenais pas l'utilité des choses,
L'école tous les jours quelle perte de temps,
Je préférais courir loin des classes moroses.
"Au diable les leçons" pensais-je au fond de moi ;
Je regardais l'oiseau voler dans les nuages,
Qu'il plane dans les airs me mettait en émoi,
Que n'étais-je pas lui, libre, bel et sauvage !
Survoler ses rochers, sentir le vent du large,
Amerrir sur la vague et voguer sur le flot,
Loin des mornes leçons, des notes dans la marge,
J'apprenais à l'air pur et pas dans un enclos.
Ah! Les embruns d'écume et le vent sur la mer,
Je me voyais déjà pour un peu Capitaine,
Capitaine sans peur bravant le gouffre amer,
Bravant les océans jusqu'aux terres lointaines...
Cela ne durait pas on venait me chercher,
En premier toi Maman : je n'en menais pas large,
Toi papa en second, sans jamais te fâcher,
Me jugeant gentiment sans retenir de charge.
Mais vous avez vieilli, moi j'en ai fait de même...
A présent Capitaine à l'avant du bateau,
Naviguant sur les eaux dans mes sillons je sème,
Un petit peu de vous que j'ai perdu trop tôt.
Je vous écris d'hier cette lettre d'enfance,
Pour vous dire merci de m'avoir soutenu,
Cette lettre à la mer en bouteille d'errance,
Contient tout mon amour, mon amour mis à nu !
Michel Doucet.
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