LE FASTE DES PORTIQUES
Je suis née à l'abri de fastueux portiques
où la treille bruissait d’airs aristocratiques
dans le silence des pistils.
Tout était vert et bleu
et rouge
et jaune
et mauve
Un arc-en-ciel pour l’œil des pauvres
qui chapardaient mes couleurs
qui me volaient mes odeurs
Quand je noyais l'ennui de ma vie squelettique
dans l’ombre opaque de mes cils.
J’ai tout donné au temps qui passe
Qui lasse,
Fracasse les carcasses
et s’entrelace en volutes fugaces.
A quoi bon la richesse
Du velours sous les fesses
si tout est sècheresse
dans les prairies du cœur ?
Je sais le vrai bonheur !
Quelques cailloux en poche
pour que l’amour ricoche
sur mes saisons en double-croche
Sonne ! Sonne carillonneur !
Des portiques d’antan j’ai perdu le chemin
Je me marie demain !







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