Coups de coeur

LA GALERIE DE

Sabine Monosiet

jeune peintre
de Montréal
 

http://www.geocities.com/
sabinem_art/

(avec son aimable autorisation)     

 


   

 



    
     A PETER PAN

    Je n’osais espérer obtenir
   une écoute,
   Encore moins avoir,
   si tôt, un commentaire.
   Lors donc, je peux y croire,
   il n'y a plus de doute :
   Je peux parler au Monde ...
   et ne vais plus me taire.

   Merci cher Peter Pan,
   ton accueil bienveillant
   M'est allé droit au coeur,
   je t'en fais allégeance,
   Toi qui d'un simple clic
   m'a ouvert le battant
   Du grand Portail du Net
   où, timide, j'avance.

   Ma main temblote un peu
   sur la touche muette
   Qui transporte mes mots
   vers ton antre secret,
   Et d'un vol scintillant,
   facétieuse Clochette,
   Je t'envoie ce poème
   en un espoir discret.

   Je guette ta réponse
   au mode épistolaire
   Bien décidée à lire
   avec délectation
   Tes courriers qui sauront
   sans nul doute me plaire
   Car tu es le pionnier
   de ma "libération".

   Reçois de mon Pays
   aux multiples Merveilles
   Un bouquet de pensées
   aux divines fragrances ;
   Qu'il embaume ta vie et,
   lorsque tu t'éveilles,
   Que sa couleur t'évoque
   un soleil de vacances .


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Novembre 2006  



 




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POESIE LIBEREE

Mardi 2 septembre 2008

PERFIDE EST LA MUSE

CALLIOPE, Muse de la Poésie



Je la veux voir pendue de par sa gorge fine,
La voir se balancer, ma Muse alexandrine,

         Pareille au pinson éclamé ;
Je la veux à merci, fidèle et consentante
Ténébreuse parfois mais toujours envoûtante,
        
Esprit de mon coeur sublimé.

Je la veux au lutrin m'accordant ses lumières,
Attentive à ma bouche, aux ardentes prières
       
 Que je lui murmure tout bas.
Je la veux fleur de lys, divine souveraine
Des douves de mon âme où sa vision m'enchaîne,
       
Où je n'ai d'issue que trépas.

Je la veux pour moi seul sans idée de partage,
Conquérant de Babel, de Troie et de Carthage,
       
Captive de mon bras guerrier ;
Je la veux et pourtant elle ne sera mienne,
Son destin est ailleurs, au large de ma peine...
        Voguant loin de mon encrier !

Par Alice HUGO
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Dimanche 31 août 2008

 
          
 
                          Ma plume s'est saoulée aux liqueurs de mon encre,
                          Titubant au lutrin sur les feuillets noircis,
                          Tandis que près de l'âtre où je dormais assis,
                          Des lutins goguenards chantaient "Au cancre ! Au cancre !"
.

                          Calliope ou Clio, que j'invoquais en vain
                          - N'ayant de préférence au choix de ces traîtresses
                          Dont le retrait soudain me laissait sur les fesses -
                          S'en étaient toutes deux allées vers le sylvain. *

                          Je dérivais en creux au large de mon crâne,
                          Dionysos ondulant sur le lâche abandon
                          Qui donnait à ma rime un sens boustrophédon...**
                          Quand me sortit du col le braillement d'un âne !

                          Le cri me reveilla. Ô sursaut salvateur !
                          Le feu était sur moi, léchant mon pantalon
                          Par le jaillissement d'un facétieux brandon
                          Dont l'oeil me regardait, rubicond et moqueur.

                          M'inondant au baquet couvert de falbala,
                          Je fis, à la faveur de son averse pure,
                          Le voeu de renoncer à l'ivresse future...
                          Mon âme en fut logée : les Muses étaient là !




 Génie des bois.
** Ecriture qui se lisait dans tous les sens; ici, sans queue ni tête

Par Alice HUGO
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Mardi 26 août 2008

TRAHISON
 

Dans la profondeur bleue d'un océan de larmes,
J'ai noyé ma détresse et déposé les armes,
Puis j'ai dansé tout nu pour la Sirène brune
Qui tressait des fils d'or en chantant sous la Lune.

Ah ! maudite sorcière au sortilège infâme !
Tu as tout consumé, ma vie, mon corps, mon âme !
Et dans une envolée de sinistre mémoire,
Enfourchant ton balai tu m'as laissé sans gloire.

 
De l’Amour tu avais le goût et l’apparence,
Mais le masque est tombé, de ta concupiscence ;
Lors, mes yeux éplorés devant tant de bassesse 
Se sont écarquillés d'horreur et de tristesse.

Va, chevauche les cieux sur ta vile monture 
Tourmente d'autres cœurs perdus, je n'en ai cure !
Et ne te risque pas à fondre sur ma porte : 
La magie de tes mots est pour moi lettre morte !

Que les astres sacrés que parfois tu invoques,

Transforment ta parure en misérables loques,
Semant au firmament, en poussière d'étoiles,
Ta carcasse éthérée pourrissant dans ses voiles.

Par Alice HUGO
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