Coups de coeur

LA GALERIE DE

Sabine Monosiet

jeune peintre
de Montréal
 

http://www.geocities.com/
sabinem_art/

(avec son aimable autorisation)     

 


   

 



    
     A PETER PAN

    Je n’osais espérer obtenir
   une écoute,
   Encore moins avoir,
   si tôt, un commentaire.
   Lors donc, je peux y croire,
   il n'y a plus de doute :
   Je peux parler au Monde ...
   et ne vais plus me taire.

   Merci cher Peter Pan,
   ton accueil bienveillant
   M'est allé droit au coeur,
   je t'en fais allégeance,
   Toi qui d'un simple clic
   m'a ouvert le battant
   Du grand Portail du Net
   où, timide, j'avance.

   Ma main temblote un peu
   sur la touche muette
   Qui transporte mes mots
   vers ton antre secret,
   Et d'un vol scintillant,
   facétieuse Clochette,
   Je t'envoie ce poème
   en un espoir discret.

   Je guette ta réponse
   au mode épistolaire
   Bien décidée à lire
   avec délectation
   Tes courriers qui sauront
   sans nul doute me plaire
   Car tu es le pionnier
   de ma "libération".

   Reçois de mon Pays
   aux multiples Merveilles
   Un bouquet de pensées
   aux divines fragrances ;
   Qu'il embaume ta vie et,
   lorsque tu t'éveilles,
   Que sa couleur t'évoque
   un soleil de vacances .


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Novembre 2006  



 




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POESIE NEOCLASSIQUE

Samedi 24 octobre 2009

LE REVE PERDU


L'Homme ne rêve plus. Dans son livre d'images
Il ne voit qu'un présent servi par de faux mages
N'exhibant, du réel, que des spectres d'horreurs,
Et jetant l'avenir au brûlot des fureurs.

Où sont les ciels d'azur, les océans d'ivresse
Dont nos aïeux forgeaient avec tant de noblesse
La folle éternité bienséante aux cœurs purs ?
N'éclaireront-ils pas l'aube des temps futurs ?

Et les glorieux refrains des récits de conquêtes,
Tous les beaux sentiments que chantaient les Poètes
Et dont la douleur même avait un goût d'espoir ?
L'imaginaire a-t'il égaré son pouvoir ?

Il suffirait pourtant d'un éveil de conscience,
D'une idéologie exempte d'obédience
Pour semer dans l'esprit des graines d'évasion,
Celle des grands destins sublimant la vision

D'un Monde qui saurait abolir la misère,
D'un Monde qui pourrait interdire la guerre,
D'un Monde qui voudrait que l'amour fédéré
Ne soit plus un vain mot mais un songe avéré.

Rêvons ! Qu'un souffle ardent nourrisse la pensée !
Voir plus loin, voir plus grand n'est pas chose insensée,
Encore moins chimère ! Ô saine déraison,
De notre Humanité tu es la guérison !


Par Alice HUGO
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Vendredi 14 août 2009

L'ALCOVE

La pluie se rinçait l'oeil à travers la fenêtre.
Quelques gouttes, parfois, tentaient de ralentir
Comme pour mieux goûter aux vagues de bien-être
Qui unissaient deux corps dans un même soupir.

L'homme s'alanguissait dans le creux de la femme.
De leurs flancs attisés montait une vapeur
Qui vibrait au-dessus d'un parterre de flamme,
Conférant au décor une ardente douceur.

L'éclair zébra le ciel,  jaloux de l'apparat.
Dans un ultime élan de sa chair embrasée,
Le galant vint cueillir, au calice incarnat,
La fleur épanouie couverte de rosée.

Le tonnerre éclata, tel un immense rire.
Sur le lit chaviré flottaient les amoureux
Enivrés du plaisir de leur charnel délire,
Et qui se regardaient, assouvis et heureux.

L'astre du jour, curieux, enchâssa ses rayons.
Impudique il lécha les formes dénudées
Que froissaient mollement de langoureux frissons
Laissant, de tant d'émoi, leurs âmes lézardées.

L'ondée chassa l'intrus du divin tabernacle.
Lors, gardienne du temple ou se mourait le jour,
Elle exalta les chairs à bisser le spectacle,
Dessinant au vitrail des épitres d'amour.

La Lune ricocha sur l'éther nuageux.
Gisants pétrifiés dans leur fusion d'albâtre,
Les amants se donnaient au sopor bienheureux
Quand le rideau tomba sur l'émouvant théatre.

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Par Alice HUGO
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Mardi 4 août 2009

 

 

 
Un Spermatozoïde amoureux d'un Ovaire, spz-1.gif
Frétillait sans faiblir pour débusquer l'issue,
Laquelle l'unirait, sans Pasteur et sans Maire,
A la grotte enchantée, confortable et moussue.

Serrant ses petits poings il cognait sans relâche
Afin d'éparpiller les autres prétendants ;
Son flagelle empenné comme flèche d'Apache
Fouettait les rangs serrés des rivaux trépidants.

A la fin du combat il resta seul en lice,
Epuisé mais conscient de l'enjeu à venir
Car le divin appât, objet de son délice,
N'attendait plus que lui pour son doux nid garnir.

La belle, fécondée, élargit son espace
Et, par cette magie dont se vêt la Nature,
Elle créa la vie dans l'ample carapace
Du petit ventre rond de la mère future.

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       Bientôt, de ce cocon d'ouvrage mystérieux,
       Naîtrait un petit d'Homme engendré par la Femme ;
                         Et nul ne songerait, en ces moments heureux,
                         Au spermatozoïde emporté par sa flamme !

 


Par Alice HUGO
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