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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 10:29
En hommage à l'Abbé Pierre et à l'Association Emmaüs. Et, en ces temps de froidure, à tous ceux et celles qui n'hésitent pas à tendre une main chaude et généreuse.

SONNET  DES  FRIMAS


ABBE-PIERRE-ET-SDF.jpg

 

Il était adossé contre le fier battant
D'un immeuble bourgeois briqueté d'arrogance ;
Affamé, grelottant, à bout de résistance,
Sa carcasse grinçait tel un mât sanglotant.

La nuit le torturait d'un blizzard haletant,
Mais le regard plissé d'antique défiance
Des passants revêtus d'un air de suffisance
N'avait, pour son exil, rien de réconfortant.

Quand son corps décharné s'unit à la poussière
Sous l'âpre baiser blanc de la Mort carnassière,
Il se livra,docile, au funeste trépas.

Le coeur emmitouflé dans leur manteau vorace,
Les gens ne firent don que du bruit de leurs pas,
Laissant le miséreux à ses noces de glace.

 

commentaires

Lorraine 17/10/2015 12:19

Merci, Alice, pour ce poème douloureux -et à la fois superbe - qui remuerait les coeurs les plus endurcis. Puisse-t-il secouer les indifférents et ranimer le souvenir de l'abbé Pierre et des l'Association Emmaüs, si efficaces.
Lorraine

Lorraine 01/01/2014 10:56

Ce sonnet fait mal tant il est lucide, cruel, si bien écrit qu'il entre dans le coeur.
Merci pour ces miséreux, Alice,
Lorraine

lasidonie 29/01/2013 18:44

Je retrouve avec plaisir ton blog et tes écrits Alice ; Celui-ci fait, sans mauvais jeu de mots, froid dans le coeur ; surtout le dernier tercet ! Quelle maitrise des mots et des images , c'est
superbe dans l'expression du tragique !

( Une nouvelle adresse pour mon blog ; Peu assidue depuis quelques mois difficiles, je me remet peu à peu dans le circuit !)

dgi:0040:dgi:0050: 18/01/2013 15:18

Et malheureusement par ces grands froids, il y a encore tant et trop de personnes concernées par ces conditions.
Quand j'entends des personnes qui se plaignent pour un oui ou pour un nom, le nombre de foi ou je dis: penses à ceux qui dorment dans la rue
gros bisous Alice

stellamaris 17/01/2013 21:59

Tragiquement réaliste, poignant... Bises, Alice !

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