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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:53

JOURNAL D’UN MALADROIT
MALADROIT 


Je ne sais pas pourquoi tant de choses m’échappent…
Il ne s’agit pas là de mon entendement,
Lequel n’est certes pas de ceux qui se rechapent
- N’en déplaise aux butors qui me taxent crûment
D’avoir le cervelet aussi gros qu’un pois chiche -,
Non, je vous parle ici du travers ennuyeux
Qui fait qu’autour de moi tout se transforme en friche,
Et que m’avoisiner s’avère périlleux.
Lampes, vases, tableaux, nul objet ne résiste
A mes doigts cependant si fins et gracieux ;
Ma vaisselle ferait le bonheur d’un Cubiste
Et les robinets fuient quand je m’approche d’eux !
Attila, Brise-fer ou l’Homme-aux- deux-mains-gauches,
Me voilà bien loti pour me faire inviter
Ou ressortir vainqueur des épreuves d’embauches :
L’on se donne le mot afin de m’éviter !
Je n’exagère pas, jugez-en par vous-mêmes :
Hier, la barbe au vent ( le rasoir est banni ),
Je pensais voir enfin le bout de mes problèmes
Et sans mal décrocher un emploi. Que nenni !
Voyez : on m’introduit, mais par un sort adverse,
Je m’achoppe au tapis, gicle sur le bureau
Où le bol de café, bêtement, se renverse,
Brûlant les pudenda d’un grand godelureau
Qui braille tant et tant que je crains pour sa vie.
Là, je lance mon bras, d’un geste secoureur,
Et répands des crayons dont l’obstacle dévie
Le jus noir - quel guignon! - jusqu'à l'ordinateur,
Déclenchant aussitôt un rif électronique
Suivi du noir total dans l’immense building.
Alors que je bondis, braillant « pas de panique ! »,
Auprès du Directeur, je lui décoche un swing
Qui le met à genoux. Hurlant au terroriste,
Au fou ! à l’assassin ! il exhale un long cri
Pour mander illico l’appui d’un exorciste,
Et me fait expulser manu militari !
Hélas ! Mesurez-vous l’ampleur de l’infortune ?
Abandonné de tous ! Car même les amis
- Pour qui je serais prêt à décrocher la lune ! -
Se détournent de moi sans autre compromis.
Pensez donc ! Effrayés par tant de maladresse
Et sûrs que je pourrais dévaster leur maison,
Ils décampent, un jour, sans me laisser d’adresse !
Ah ! que me reste-t’il, sinon la pendaison !
Mais je redoute fort, malgré ma gaillardise,
De dévaler l’échelle ou de mal me souquer
Du fait d’un mauvais noeud. Avec ma balourdise…
Ma foi,même la Mort je peux éradiquer !

 

commentaires

Jonavin 11/04/2010 18:14


Voilà longtemps que je n'étais pas venu lire tes poèmes.
C'est toujours un plaisir de venir camper chez toi et d'y faire l'école buissonnière...


Alice HUGO 15/04/2010 16:04



Voilà qui me rend d'autant plus honteuse de remettre sans cesse ma ballade dans les fantastiques chemins que tracent tes écrits, Jonavin. Je promets de débouler bientôt. Non pour te rendre la
pareille mais, réellement, pour me faire plaisir ! 



Pauley 05/04/2010 18:18


Divin, mon retour me ravie si tu savais ! Je te fais d'énormes bisous chocolaté en espérant que tu as passé de bonnes fêtes de pâques. A très vite ma poétesse excellentissime.


Alice HUGO 06/04/2010 15:33



Je te remercie, petit Ecureuil, et j'espère que tu as également passé un agréable week end pascal en famille.


Plein de baisers-noisettes pour toi.



Danielle 02/04/2010 23:55


Tant d'humour dans ce délicieux poème pour décrire ce pauvre maladroit, tes mots sont drôles, légers et ne peuvent que nous amuser. Pourtant on perçoit quand même le grand coeur d'Alice "même les
amis, pour qui je serais prêt à décrocher la lune...", malhabile certes, gaffeur, mais sensible et sympathique, humain par ailleurs. Un gentil maladroit en quelque sorte ... J'aime beaucoup ce
poème amusant, on sent d'ailleurs que tu as pris du plaisir à l'écrire avec ta gentillesse habituelle. Je te fais de gros baisers et te souhaite de Joyeuses Pâques. Danielle


Alice HUGO 03/04/2010 09:47



Tu as tout juste, chère Danielle. Comme toujours... J'ai effectivement pris mon pied (dans le tapis !) en écrivant ce Poème. J'espère qu'il déclanchera des cascades de rires pour contrer les ides
de Mars...


Joyeuses Pâques également, pour toi et pour les tiens.
Je t'embrasse très fort.



MARTIENNE-BONHEUR 02/04/2010 21:33


Très joli et amusant écrit.
Il y a des gens,ainsi,qui ont deux mains gauches et qui s'appelerai facilement "Gaston la Gaffe".

Dans ton poeme,tout y est humour,mais,humour noir a qui celà arrive....

Merçi de ton passage chez moi.
Tu trouves les mots,pour encourager,avec toi,j'ai souvent l'impression que le vie est si simple...

Non,a part la gène,mon oeil ne me fait pas souffrir et maintenant,avec la nouvelle correction de mes verres,je vois mieux...

Je voulais te souhaiter de TRES BONNES FETES DE PAQUES.
Passes de bonnes journées auprès des tiens.

Avec ma tendresse,je t'embrasse.Alice.Aimée aimée.


Alice HUGO 03/04/2010 09:39



Je n'ai nul besoin de t'encourager, chère Aimée : ta force d'âme est remarquable.
Merci pour tes compliments, que je reçois toujours avec grand plaisir.


Passe toi aussi de joyeuses fêtes pascales, et prends soin de toi.
Je t'envoie de chaleureux baisers.



fotoyan 02/04/2010 18:30


Merci Alice pour ton com. Mon bus va être dépannée :-). Je fais une pause de mon blog et je n'arrête pas la photo car je fais du studio. D'ici quelques jours le bus devrait repartir :-) Sinon comme
toujours continue à écrire de si beaux poèmes.


Alice HUGO 03/04/2010 09:29



Le Magicien est dans son antre ?! Je comprends, vu les conditions atmosphériques sur le royaume francilien...! Vivement les beaux jours pour d'autres photos !!!
Quant à moi, le temps ne fait rien à l'affaire, vu qu'il fait toujours beau sous mon olivier !


A bientôt, donc.



dgidgi 02/04/2010 01:43


Bonjour à tous

de très joyeuses fêtes Pascal D'Australie, ou je me régale de dauphins en chocolat !!!!

je pense bien à vous et vous remercie tous de vos visites et gentils coms

AMITIES


Alice HUGO 03/04/2010 09:25



Petite veinarde ! Joyeuses Pâques pour toi aussi, Plaisancière, et pour ton Crocodile Dundee !!!
A bientôt.



Réjane 31/03/2010 21:15


héhé,au début j'ai cru que tu parlais de moi !!! mais après, non, c'est trop, trop, trop ... vraiment trop drôle (oops c'est pas beau de se moquer des maladroits, d'autant plus que j'ai souvent
entendu ma mère me dire "vivement que tu te maries pour aller casser la vaisselle chez toi !!". Bref, inutile de préciser que je compatis grandement et que j'offre tout mon soutien à ce délicieux
maladroit :)


Alice HUGO 01/04/2010 19:56



Ah! j'adore ce que te disais ta maman : c'est une phrase d'anthologie !
Et je suis  "youpi !" que ce Poème t'ait amusée, Dame Réjane. C'est la réaction que j'espérais qu'il produirait...avec un peu de chance !!!


Tiens, pour te remercier, je m'en vais casser un verre en ton honneur ! 



marlou 30/03/2010 21:11


Quel sens de l'humain ! Quel sens de l'humour !
Sur le vif...Tes mots nous comblent, merci.


Alice HUGO 01/04/2010 00:12



Mais qu'est-ce que je suis bavarde à côté de toi, chère Marlou qui, en quelques lignes, dit la force des sentiments et la beauté des choses.
Merci à toi.



Stellamaris 30/03/2010 19:46


C'est délicieux d'humour, je me suis régalé ! Merci Alice ! Bises.


Alice HUGO 31/03/2010 20:21



Ton enthousiasme m'enchante, Stellamaris.
C'est moi qui te remercie.
Bises tout plein.



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