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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 10:19

DROIT DE REPONSE

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Bien qu'étant toujours privée de connexion ADSL, j'ai pris les dispositions nécessaires afin de faire entendre ma voix.

Jules, (ou qui que vous soyez),

En premier lieu, sachez que les joutes oratoires ne sont pas pour me déplaire. Elles participent, en grande partie, de ma décision de créer ce blog.

Cependant, je ne puis souscrire à la seule méchanceté qui anime votre propos.

Le seul point sur lequel je rejoins votre critique porte sur le troisième Vers du deuxième Quatrain de « L'AURORE » : le « e » à l'hémistiche, déroge à la Règle et il convient que je le modifie. Quant à l'itération des « a », qu'auriez-vous dit à LAMARTINE lorsqu'il écrivait : « Cependant, s'élançant vers la flèche gothique ». Là où vous voyez de la lourdeur, je perçois du mouvement. Et ici : « Dans un bruit de branches brisées ». Vous grincez des dents ? Moi, mes oreilles frémissent. L'image s'impose ; je « vois » le son.

Les mots, et leur ordonnance, sont de formidables vecteurs à sensations. A condition d'avoir une once d'imagination ... Ce qui ne semble pas être votre cas puisque vous ne pouvez envisager un ciel étoilé où brille une Lune cernée de quelques voiles dans la nue. (se dit pour le haut des airs. Cf. Littré). Mon ciel de Camargue m'offre souvent ce spectacle, ne vous en déplaise.

Et, dès lors que vous faites référence à CORNEILLE :

« Les plus ardents transports d'une haine connue

« Ne sont qu'autant d'éclairs avortés dans la nue »

Et encore :

« Je suis jeune il est vrai, mais aux âmes bien nées la valeur n'attend point le nombre des années ».

Oseriez-vous reprocher à CORNEILLE l'itération des sons « é » et « a » ; le maiz-zo-zâmes suggérant que CORNEILLE n'avait pas d'oreille ? !.

Idem pour BAUDELAIRE :

« Domine la nuée et le cri des mons ».

« La Reine de mon cœuR au RegaRd non paReil ».

RIMBAUD :
« L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes (13 Pieds dans Le Bateau Ivre ???)

HUGO :
« La nuit était foRt  noiRe  et  la  foRêt  tRès  sombRe »

Pas d'oreille ? Pas de voyelles ? Trop de consonnes, chez les Illustres ?...

De même, parmi les personnes lettrées que je côtoie, je n'ai jamais entendu l'une d'elles dire : « J'ai passé la nuit-ta réfléchir ». Ni même : « Que penses-tu de ma cravate en soi-eu ? ».

LAMARTINE, parlait d'Elan ; il souhaitait « élever son âme jusqu'au bien idéal ». N'est-ce pas là le propre de l'écriture poétique ?

Ce que j'ai retenu des Philosophes, c'est que le Lyrisme (poétique) est fait d'effusions spontanées, propices à exalter l'émotion ou l'enthousiasme du Poète avec cette sincérité d'accent qui confère toute sa force à la chose transmise. La puissance d'inspiration, quelle que soit la matière qu'elle recouvre, répond pour moi à un besoin profond de l'âme. Je ne « travaille » pas mes poèmes ;  je ne triche jamais.

Je ne prends pas la Plume : c'est la Plume qui me prend.

Ma probité intellectuelle me vaut quelques faux pas ?. Tant pis !
La Règle, qui emprisonne la puissance plastique, doit être bannie au profit de l'émotion et de la sincérité.
Le fond, plus que la forme.  Je n'en déroge pas.

« Que vaut, je te prie, celui qui aux fins d'abréger les choses sur lesquelles il prétend renseigner intégralement, supprime la plus grande partie de ce qui compose le tout ? »  (Léonard de Vinci - Quaderni)

Je n'ai nulle intention de reprendre point par point la dilacération que vous avez pratiquée sur mes poèmes. Votre acharnement ne relève pas de la critique éclairée mais d'une autopsie barbare que  je me refuse à cautionner.
 

Ensuite, que vous taxiez mon écriture de plate, d'ampoulée, que vous me qualifiiez de Précieuse Ridicule, je ne vous en tiens pas rigueur. Chacun a sa propre perception de la chose vue ou entendue et il serait dangereusement hérétique de souhaiter parvenir à un consensus linéaire du ressenti.

Toutefois, la vôtre (de perception) ne souffre-t-elle pas de dichotomie aléatoire ?...
Vous revendiquez une Règle désuète émanant d'un passé où le langage était châtié, et vous me reprochez des expressions surannées...
Avez-vous seulement remarqué - dans le passage (par vous écrit) ci-après cité :

« Où s'en viennent germer les célestes semailles. Tournure vulgaire : "s'en venir". "Tu t'en viens la mère, boudjou ?" Tournure pédante : "célestes semailles".
On n'est plus sous Louis XIV, jarnicoton ! Et que s'en vient faire ce vers agricole dans tout le reste ? »

que vous avez employé la même formulation que vous vilipendez plus haut ?

Puisque vous semblez apprécier les aphorismes, méditez celui-ci : « Plutôt que de voir la paille dans l'œil du voisin, ôte la poutre qui est dans le tien »

Cela étant dit, je ne conteste pas votre déplaisir à me lire. Mon esprit est ouvert et mon cœur généreux.


 En revanche, je regrette que vous ne dévoiliez pas l'adresse de votre site. Voyez-vous, Jules (ou qui que vous soyez), c'est là la (la-la-la !!) différence fondamentale entre le mérite (dont votre évidente érudition fait un tapage indécent) et le courage : moi, j'ai le courage de publier mes erreurs !  Sans me cacher derrière l'écran de mon Employeur ...

- Par ailleurs, je n'ai jamais fait mystère de l'emprunt irréfléchi de mon pseudonyme (cf. ma réponse à différents commentaires portant sur cette question), lequel ô combien je le regrette, pourrait passer pour de la présomption que ma discrétion et ma sauvage réserve viennent, heureusement, contredire. 

Enfin, je vous défends instamment de tenir des propos méprisants - voire insultants - à l'encontre des Lecteurs de mon Blog.
Je leur laisse l'entière responsabilité des commentaires qu'ils y déposent. Je n'abonde pas toujours dans leur sens mais avouez qu'il est gratifiant d'être apprécié pour le plaisir que l'on apporte - ce bonheur du partage sincère qui est la source vive de mon encrier et qu'aucun discours lapidaire ne tarira jamais. 

Je ne suis même pas en colère. Juste dépitée que ma modeste contribution à l'harmonie des sens dans l'agrément de l'écriture soit malmenée de façon aussi inique que gratuitement malveillante.

Je vous salue Jules (ou qui que vous soyez).

« Les mots gèlent dans ta bouche et tu ferais de la gelée jusque sur le Mont Etna »  (Léonard de Vinci - Codice Atlantico).   

  ***

Nb. Contrairement à ce que suggèrent certains commentaires, je suis convaincue que « Jules » et Darius Hyperion ne sont pas une seule et même personne.

D.H. est, certes, sévère quant à la Règle et je conteste son entêtement, mais il n'a jamais fait preuve de virulence, de formules aussi déplacées, ni d'une attitude aussi obtuse.

D'autant qu'il a, lui, le respect de signer ses déclarations.  Dont acte.

***

Je conclurai cet exposé par d'amples remerciements à l'égard de mes fidèles lecteurs dont la vibrante apologie m'a infiniment touchée.

Recevez, tous, mes poétiques pensées.

 

Alice  HUGO.©

 

L'écho :

 

Certains sont jugés grands parce que l'on mesure aussi le piédestal... (Sénèque)

Combattant l'apocope ou la brève aphérèse,
Bataillant sans répit vous comblez l'ignorant...
L'art classique des mots, dont vous êtes parent,
Fait fondre dans ses yeux synérèse et diérèse!

Ô pourfendeur féru, défenseur de la thèse,
Vous prônez les beaux vers l'alexandrin fleurant,
Le suppliant d'écrire en rimes, l'adjurant,
Pour son bien-être pur, pour qu'il en soit fort aise...

Du courant esthétique, ô mirifique héraut,
Vous êtes défenseur, désavouant Perrault,
Tel ardent zélateur que ceux de la brigade!

Usant d'un piédestal pour être à la hauteur,
Vibrant du bel accord, d'un soupçon d'algarade,
Vous...! Ne serez jamais qu'un étroit orateur!
 
                 Michel Doucet.

 

 


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