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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 20:34

LE CHEVAL DES ETOILES


La Camargue se berce au chorus des grillons.
Sous l'éther frémissant de senteurs capiteuses,
Le mistral virevolte en bourrasques venteuses
Qui lustrent le crin noir des fringants taurillons.
 
Dans la douce moiteur des agrestes sillons
Un cheval est couché ; la prunelle laiteuse,
Les flancs déjà promis à l' ombre dévoreuse,
Il sent frémir en lui de suprêmes bouillons.
 
Lors le fier étalon, retroussant la babine,
Offre un dernier souris à sa fraîche roubine,
Un ultime baiser au sel de son tombeau.
 
Ceinte dans le velours des ténébreux mirages,
Son âme a chevauché le sélène flambeau
Avant de conquérir les divins pâturages.

 

 

commentaires

stellamaris 03/08/2011 12:07


Superbe, Alice ! Magnifique, vraiment ! Bises !


Danielle 02/08/2011 22:55


Quel magnifique sonnet, la vie quittant ce fier étalon, allongé sur sa terre camarguaise, bercé par le chant des grillons et le souffle du mistral ... ce poême provoque en moi, comme d'habitude,
une émotion irrépressible. Que tes mots sont beaux et sensibles pour l'accompagner dans ses derniers instants. Mes plus chaleureux baisers parsemés d'amitié chère Alice. Danielle


Daniel 03/09/2009 16:39

vraiment la cousine de Victor !! Très sympa

Alice HUGO 03/09/2009 23:31


...Ou "la femme d'Hector ", comme chantait Brassens ! 

C'est toi qui es sympa, Daniel. Je viens illico te saluer.



ghislain+Hammer 03/06/2009 18:23

Pour des raisons personnelles, je dois m'absenter plusieurs années, sur ce, je ne pourrais plus venir lire tes poèmes, Alice, mes liens ne sont plus bons aussi et tu peux en l'occurrence les enlever.

Je te souhaite la meilleure écriture possible, plein de nouvelles générosités poétiques. Je continuerai d'écrire à l'avenir mais je ne souhaite plus qu'on me lise. Les Colosses Nus ont été une forte expérience personnelle et littéraire, ces poèmes m'ont beaucoup apporté. Tes mots, Alice, m'ont aussi beaucoup apporté. je regrette de ne plus pouvoir te lire, mais il y a des choix à faire dans la vie...

Que Dieu te protège, toi, et ton écriture humaniste !

ghislain+Hammer 03/06/2009 16:43

Je ne sais pas si ce cheval me ressemble, je crois bien, certainement.
Ce cheval s'envole à présent par-dessus sa Camargue, la vie n'en voulait plus, par ce que la vie ne cherche pas à comprendre s'il était bien ou mauvais, ce cheval, parce que la vie est comme l'homme.

Stella 03/06/2009 14:12

Tu mets des courbes, des teintes, de l'espace coMme sur une toile pour nous faire partager cette beauté mystérieuse,sauvage et insaisissable qu'est l'âme de la Camargue...merci encore pour ce très beau voyage. Stella

Annie.L. 26/05/2009 17:09

Plein de jolis mots, qui font réver ! que de talent !
Il y a un grand moment que je n'étais pas passée chez toi, pc en panne ... Mais bon, ce soir ça ira mieux j'espère, je récupère ma tour !

dgidgi:0040: 25/05/2009 21:11

que de jolis mots pour nous dévoiler la beauté de ces taurillons, biz Alice ** dgidgi de retour !!!!

aimee 22/05/2009 21:45

Comme celà passe vite,je voulais déposer un petit présent sur ton blog,pendant ton absence et te voilà déjà revenue.

Alors,je te souhaite un bon et long week-end,avec mes plus doux baisers.

Aimée

sido 22/05/2009 10:57

Pourquoi si triste malgré sa douceur ce merveilleux tableau ! Je le vois (hum !!! )ainsi : Le cheval blanc, crinière au vent, aux naseaux humides de mer, frôle au passage l'écume éphémère, ivre de liberté, sous un ciel azuré...
bises Alice

Monicalisa 20/05/2009 19:03

Il avance à pas feutré vers sa nouvelle destinée,
Il pourra se reposer il l'aura bien mérité,
Et rejoindre près des nuages, là-haut d'étoiles constellées,
Ses congénères pour l'éternité !

Adieu mon ami et bonne route !

J'ai une grande passion pour les équidés, ils sont magnifiques, plein de grâce et d'élégance, élancés, des bêtes d'une haute intelligence et d'une grande beauté !

Ton écrit est magnifique. Bisous et bonne soirée Alice.

Alice HUGO 20/05/2009 22:38


Ton impromptu m'a beaucoup touchée, Monicalisa.

Oui, le cheval est sans conteste la plus belle conquête de l'Homme. Plus encore, c'est sa plus fidèle histoire d'amour.

Merci à toi pour ce vibrant partage.


dadevo 20/05/2009 17:50

splendide ,merci

Alice HUGO 20/05/2009 22:32


Merci à toi, et bienvenue Dadevo.


ghislain Hammer 20/05/2009 08:03

Encore une fois un poème comme une toile à découvrir. Je suis heureux de voir que certaines personnes comme toi savent écrire la beauté (fragile et mortelle) qui nous environnent. Ce Camargue est ainsi qu'un vieil homme.
Que dire sur la poétique : rien ! alors je te salue, Alice, et m'en retourne ni vu ni connu.

Ghislain

Alice HUGO 20/05/2009 22:32


Merci.


aimee 18/05/2009 18:49

Un dernier regard,sur sa Camargue,avant la mort de ce cheval.
Très bien écris,quoi que tu me laisses un peu triste.
Les animaux......Je leur voue une véritable passion....Eux,ne déçoivent jamais.

Bonnes vacances,ma chère poetesse,je t'envoie mille baisers qui s'envolent vers toi.Aimée

Alice HUGO 19/05/2009 11:15


Je sais ton amour et ton dévouement pour les animaux, et tu ne m'en es que plus chère, chère Aimée.

Je viens de rentrer de vacances, et j'ai attrapé au vol tes myriades de baisers. Merci, et les miens en retour, avant de venir en déposer d'autres sur ton Blog.


Patrick 18/05/2009 00:06

Formidable sonnet, on suit la fin de ce pauvre cheval avec émotion. Tout y est parfaitement maîtrisé, bravo.

Alice HUGO 19/05/2009 10:50


Merci beaucoup, très cher Patrick. Tu sais que j'apprécie...


Stellamaris 16/05/2009 18:52

La mort, comme une offrande ... Un sonnet magnifique ! Bises.

Alice HUGO 19/05/2009 10:52


Très pertinent, et qui - une fois encore - démontre sa sensibilité, Stellamaris.

Merci et un cordial baiser.


Réjane 15/05/2009 19:59

Cheval, homme, chacun devra un jour passer par cette étape. Merci Alice pour l'avoir si bien accompagné de ta plume, ta sensibilité et ton talent font taire la tristesse.

Alice HUGO 19/05/2009 10:48


Mon coeur aussi l'accompagnait... Et tu l'as bien compris, Dame Réjane, toi qui cultives une si authentique bienveillance et tant de généreuse sagesse.


BB 15/05/2009 16:15

Bonjour chère Alice,
J'ai relu plusieurs fois, m'imprégnant des couleurs, des odeurs et des bruits. Fiers pays, bêtes et gens qui en France font nous sentir d'ailleurs.Un rêve encore intact.
Merci Alice.
BB

Alice HUGO 19/05/2009 10:44


Merci à toi, BB, pour tes mots, vibrant autant de force que de douceur.



Lola des Tisseurs d'Ombre 15/05/2009 13:44

j'ai l'image de ta plume caressant l'échine frileuse du cheval que la mort embrasse.
Tu as le pouvoir d'offrir au lecteur de superbes vers, mais encore de lui laisser la possibilité d'y attacher des images vraiment fortes.
Je suis passée sur un nouveau site, essentiellement consacré à la poésie, et je cherche à faire découvrir aux lecteurs de passage les écrivains dont j'apprécie le verbe.
puis-je me permettre d'y mettre ton site en lien ?
Merci d'avance, et merci de partager tes vers sur la toile.
Lola

Alice HUGO 19/05/2009 10:42


Voilà un ressenti qui me touche énormément, Lola : la mélodie du Vers solfiant le regard intérieur du Lecteur...
Merci de m'en avoir fait part : tu as rempli mon encrier !

Mets-moi vite en lien sur ton Site; je passerai te rendre visite au plus tôt ( je reviens de vacances... et je suis encore un peu là-bas...)

Mes cordiales pensées.


Pierre 15/05/2009 12:44

Bonjour Alice.
Il faut connaître la Camargue et son mode de vie pour parler ainsi de la mort. Les termes employés pour écrire et faire passer ton ressentiment sont d'une justesse fascinante. Seule une princesse de la poésie pouvait atteindre l'acmé de son art en quatorze vers d'un sublime sonnet comme celui-ci. Tes poèmes sont vraiment aptes à être présentés à l'Académie française sous forme de recueil édité. Bisous Alice. Admiration. Pierre.

Alice HUGO 19/05/2009 10:29


Euh... Tu me gênes, Pierre. Un tel compliment, de la part d'un Poète confirmé et respecté - toi, Pierre VIRMES - c'est déjà une consécration pour moi. Je t'en sais infiniment gré.
Le souffle de la Camargue berce nos âmes poétiques...

Je te serre la main avec révérence, Poète-Conteur.


tilk 15/05/2009 09:56

magnifique poème avec les pieds les rimes et tout et tout
besos para ti
tilk

Alice HUGO 19/05/2009 10:14


Merci d'apprécier, toi qui n'as pas besoin de cela pour transcender les émotions dans tes Poèmes d'une sincérité aussi limpide qu'une eau de source, admirable Tilk.

Besos y besos y besos.


Danielle 15/05/2009 00:11

Bonsoir ma chère Alice, encore un poème plein d'émotion. La douceur de notre Camargue pleine de senteurs montant dans la nuit et ce fier étalon qui va mourir et qui offre un dernier adieu à ces lieux sauvages, "un ultime baiser au sel de son tombeau", comme c'est émouvant. Quand on connait notre chère Camargue, on peut imaginer l'agonie de ce cheval couché dans les sillons, et qui sent la vie s'échapper sous la clarté de la lune, seul dans cette immense étendue. Tu as encore réussi à me bouleverser car lorsqu'on a vu ces fiers chevaux dans leur élément, heureux et libres, si beaux, ils semblent faire corps avec la nature. Bon, j'arrête, je sens l'émotion qui grandit en moi...Bonne nuit ma chère Alice, tes poésies sont un délice. Je te fais mes plus affectueux baisers. Danielle

Alice HUGO 19/05/2009 10:08


Tu le dis aussi bien que moi, chère Danielle. Probablement parce que nous avons toutes deux été bercées dans les traditions camarguaises...
Je t'embrasse chaleureusement.


marlou 14/05/2009 20:24

Tu avances allègrement sur le chemin de la perfection. Que te dire de plus...

Alice HUGO 19/05/2009 10:03



Heureusement que la perfection n'est pas de ce monde, chère Marlou ! Quel ennui, sinon !!!
Dis-moi plutôt comment acquérir ta sagesse...



laurent 14/05/2009 15:38

Y a t-il un bonheur du coeur?De l'âme et de l'esprit?Et le bonheur à venir...(Henri Baesler)
Après la première lecture,j'ai eu un mal de tête, maintenant ça va mieux!Sûrement à cause de l'odeur sauvage ...

Alice HUGO 19/05/2009 09:53


Tes commentaires restent pour moi une énigme, Laurent-le-Sphinx...
Mais, surtout, ne m'en prive pas !

"Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie, c'est le mystère de toutes les choses"  ( Fédérico Garcia Lorca )


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