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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 21:14

TRILOGIE CELESTE

III

LA NUIT


Chimère satanique aux bras tentaculaires,
Elle tisse de noir les voiles rémanents,
Et bannit le soleil vers d'autres continents
Pour exhiber les feux de ses joyaux stellaires.

Mais, dans l'obscurité des dogmes populaires,
Il n'est point de salut pour les coeurs abstinents
Qui redoutent l'ardeur des griefs immanents,
Lorsque meurent du jour les clartés tutélaires.

L'ombre se divertit devant l 'antique peur ;
Elle n'a qu'un dessein : fomenter la torpeur
Pour escorter l 'esprit dans la tribu des rêves.

L' Homme sage perçoit qu'en chacune saison,
Sous la voûte des cieux les errances sont brèves...
La Nuit est un voyage au bout de la raison.

 

 

commentaires

Nhand 18/05/2015 04:22

Bonjour Alice,
Il y avait longtemps que je n'étais venu par ici me délecter de ta magnifique poésie !
Ce matin, je me lève tôt à cause d'une certain obligation, et en attendant de terminer mon café, je me suis dit que j'allais lire un peu de poésie. Eh bien, ça tombe bien que, par le plus grand des hasard, j'atterrisse ici, puisqu'il fait encore...nuit. Et pardonne-moi de profiter de mon café pour me divertir, car là, j'ai le souffle coupé par tant de beauté. Tes alexandrins sont superbement ciselés, les mots sont finement choisis, le rythme est fluide, bref ! C'est une réussite, que ce sonnet-là, bravo !
Je devrais revenir plus souvent te lire ;)
Belle journée à toi.
NH

Michel Doucet 19/06/2012 18:14

Bonjour chère Alice, mes hommages du soir...

La nuit...

Tout aussitôt que Nyx déploie aux cieux ses ailes,
Qu'Héméra s'enfouit,
Son encre coule à flots, en vagues immortelles;
Dès lors règne la nuit.

Dans ce décor formé d'ombres intemporelles,
Doucement, sans un bruit,
La terre enfin s'endort; toi lune tu ruisselles
A l'instant qu'elle bruît.

Un oiseau crie au loin comme font les crécelles,
Un autre son s'ensuit...
Se mêlant, comme une onde, au chant des pipistrelles

L'écho s'évanouit...
Et la rosée étend ses perles naturelles,
Larmes du temps qui fuit.

Bien à vous en poésie,
Michel Doucet.

benoit gimenez 26/11/2009 15:44


Un sonnet absolument sublîme ! Un sonnet qui touche la perfection d'utilisation émotionnelle d'une nature .Je m'embrouille un peu, là, sur le coup...mais je me comprend ...Rien ne vaut que l'on
comprenne de maniére trés égoiste les mots d'un autre . Encore bravo


Alice HUGO 28/11/2009 18:02



Je comprends parfaitement ce que tu veux exprimer, Benoit : chacun a sa propre perception de la chose vue, lue ou entendue. Et c'est justement la diversité du ressenti de chaque individu qui
nourrit et fait vivre l'objet.

Merci beaucoup pour ton enthousiasme.



tilk 03/04/2009 11:54

j'adore comme toujours
besos
tilk

Alice HUGO 03/04/2009 23:10


Et j'adore que tu adores, Tilk.

Muchos besos.


Samia Lamine 30/03/2009 00:07

MERCI ALICE.

Bon courage. Persévère malgré tout.

nb:
J'ai vu que dans mon commentaire ,il y a des fautes de frappe: viBrantes et muSicale.

Je m'en excuse.

A+
SAMIA LAMINE
Amitiés

Alice HUGO 30/03/2009 00:28


" Persévère ", dis-tu ? Je ne perds ni mes verres, ni ma verve, scintillante Samia !

Et pour les fautes de frappe : nous en faisons tous. Ce sont ces petites erreurs qui font que nous sommes des humains - soucieux, bien sûr, des valeurs inculquées - mais pas des "  robots de
la Règle ".
Moi, j'appelle cela des " fautes de spontanéité ". Et, non que de t'excuser, je t'en fais compliment !

Mes cordiales pensées pour toi.


Samia Lamine 28/03/2009 19:25

Bonsoir Alice.

Jaime ce sonnet sur la nuit.
LES IMAGES, LES ALLITERATIONS et Les ASSONNACES, virantes ou nasales qui donnent au sonnet toute sa dimension poétique ET muicale. Sombres,elles traduisent la couleur de la voûte qui fait peur aux uns et qui fait rêver les autres.

"La nuit porte conseil" dit -on

BONNE CONTINUATION.
JE SALUE TON TALENT.

SAMIA LAMINE.

Alice HUGO 29/03/2009 23:59


Merci pour ta pertinente interprétation, Samia.

Quant à moi, c'est la dimension de ta sensibilté - tant poétique que personnelle - que je salue.


Pierre 18/03/2009 22:02

Monsieur Jules.
Je vous écrit ici puisque vous semblez sans domicile fixe.
Occupé par ailleurs, je n'ai pu venir - depuis quelques temps - lire les textes d'Alice. J'arrive donc, ce soir, et suis abasourdi par ce que je lis. Je constate que ce blog s'est transformé en saloon de western et que divers débris jonchent encore le sol. J'ai lu les questions et les réponses de chacun ainsi que les doléances des lecrices et lecteurs. Je ne rajouterai rien à ce qui s'est écrit pour remonter le moral de cette pauvre Alice qui doit être bien éprouvée. En m'adressant à vous, monsieur Jules, je dirai ceci :
Ceux qui animent des blogs le font avec amour pour les autres. Certains sont des écrivains chevronnés,comme elle, d'autres font ce qu'ils peuvent pour s'exprimer avec plus ou moins de talent. L'important est de donner au lecteur un peu de bonheur en le divertissant. Une grande amitié naît souvent grâce à ses échanges poétiques. Alice est une poétesse reconnue de tous et nombreux sont ses admirateurs dont je fais partie. La prosodie classique est exigeante et la construction du vers se doit d'être sans reproche mais, nous ne sommes pas en concours et un petit hiatus passager n'enlève rien à la beauté d'un vers. Je vous trouve amer, vindicatif, trouble-fête, en vous exprimant ainsi et vous n'êtes pas du tout dans l'esprit des blogs. Sachez qu'Alice connaît les règles de la prosodie classique et ce n'est pas par ignorance qu'elle laisse passer une élision ou un hiatus. Les grands du XIXème siècle ont leurs perles aussi. A la lecture de vos reproches je devine une personne instruite ( je ne dis pas un homme car derrière votre pseudo se cache sans doute une femme ) la tournure de vos explications laissent apercevoir un(e)féru(e) de poésie mais ce qui saute le plus aux yeux au premier abord n'est pas votre érudition mais votre manque de galanterie et d'indulgence pour une poètesse qui écrit bénévolement pour les autres. N'ayant pas le courage de vos critiques vous vous cachez derrière ce pseudo ridicule qui n'est pas à votre honneur. Je ne défend pas Alice car elle a assez de personnalité pour le faire elle-même mais je constate avec tristesse que ce qui devrait être un bonheur ressemble à un enfer. Je ne vous agresse pas. J'ai passé l'âge de sortir le fer. Je voulais simplement vous dire que la critique lancinante et gratuite n'améliore pas la bonne entente entre les hommes. Toutefois, si,au cours de vos promenades sur les sites, certains vous ulcéraient au point d'en perdre le sommeil, n'entrez plus. Fermez la porte et oubliez ! Comme vous pourrez le constater en bas de page, je signe par mon nom et mon blog n'est pas enfoui dans un bunker. Vous pourrez donc venir me harceler aussi si votre fiel devait prendre la couleur de l'encre. C'est ainsi que font les lâches.
Pierre Virmes.

Alice HUGO 19/03/2009 23:53


Pierre ! Pierre !  Vous n'avez nul besoin d'une épée : vos mots font mouche, et avec quelle noblesse !
Je ne saurais vous dire l'émotion qui fut la mienne à vous lire. Non point tant pour les attaques polies que vous lancez envers " Jules(se) ", mais pour l'extrème sensibilité de votre
perception de ma petite personne, lorsque vous évoquez les tenants et les aboutissants de mon plaisir d'écriture.
Vous m'avez bien cernée. Même mes Guerriers Sioux se sont laissé surprendre !
Vous avez la sagesse de l'âge, et la bonté que confère les arômes de la lavande...

Mais soyez rassuré : ces coups de canif m'ont à peine effleurée. 
Beaumarchais disait : " Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ". Je ne suis pas contre la critique. La preuve, c'est que j'ai corrigé le Vers de l'AURORE qui -il est vrai -
n'était ni heureux dans sa sonorité, ni correct dans la métrique. Mais critique ne veut pas dire : lapidation à sens unique. Je suis bien d'accord
avec vous : l'anonymat du frondeur(se) n'est pas à son honneur...! 
Quant à la rixe générale, je la déplore sincèrement. J'étais en rupture de connexion ADSL, et bien loin d'imaginer que ma NUIT s'écoulait sous des ciels aussi tempétueux ! Ne dit-on pas, au
contraire, que " La nuit porte conseil " ?...
Cela ne se reproduira plus. Je laisserai toujours les commentaires spontanés qui n'apprécient pas ma Poésie - dans son fond comme dans sa forme : ils font partie intégrante de ce Blog au même
titre que les écrits qui les suscitent. Publier, c'est prêter le flanc. Je donne le mien à mes Lecteurs, mais sans sortir de ma réserve ( Hugh ! )
Par contre, je supprimerai illico les " vengeurs masqués " qui viennent vider leurs querelles dans mes Pages. Les erreurs que je fais m'appartiennent. Les critiques que je reçois m'appartiennent.
Il m'appartient donc de les assumer et de les gérer.

Je vous remercie, Pierre, pour votre clairvoyance et votre bon caractère ( à n'en pas douter ). J'ai adoré " papoter " avec vous.
Mes cordiales pensées,                         Alice.
 


Pauley 17/03/2009 23:44

Il chante bien à mon oreille ce poème comme tant d'autres de toi, je ne vois rien à ajouter, je suis novice en règle poétique comme je te l'ai souvent dit, moi j'aime ce qui me fait vibrer et là je vibre et j'applaudis ton grand talent sans forcer... Bisous du soir.

Alice HUGO 18/03/2009 21:33


Et c'est bien là l'essentiel : dans l'écriture , dans la lecture, la prime émotion c'est de vibrer.

Merci à toi, Pauley, et mille bisous.


Stellamaris 14/03/2009 15:49

N'en déplaise à Jules, avec qui je te trouve exceptionnellement patiente, j'aime énormément ce sonnet ! Bises.

Alice HUGO 16/03/2009 20:13


Je ne vais pas déterrer la Hache de Guerre pour "ça". Ce serait lui faire trop d'honneur . Hugh !

Merci pour ton compliment, Stellamaris. C'est une plume de plus à ma coiffe !


beatrix 14/03/2009 14:40

j'adore tes poèmes et je trouve qe lamartine a bien raison. Bises poétiques.

Alice HUGO 16/03/2009 20:02


Merci, Beatrix.
Mes bises poétiques aussi.


aimée 12/03/2009 14:37

Ma chère Alice,comme le temps passe vite pour moi....
Je voulais te laisser un mot,lorsque ton PC avait des problèmes,nfin,mieux vaut lui,que toi...sourire.

N pouvant te laisser un commentaire sur ces informations,je te le laisse ici,je sais,ça n'a rien à voir.
C'était simplement,pour te dire :"Je pense à toi ".
Je t'envoie de doux baisers.A bientot,de te lire.Aimée

DARIUS HYPERFION 11/03/2009 17:59

Jules, vous faites preuve d'un grand cynisme dans votre critique. Votre culture poétique est grande, mais ce qui me dérange profondément chez vous c'est votre fanatisme des règles de métrique...
Par exemple dans le vers "La nue se travestit de voiles rémanents", vous avez raison de préciser que "nue" signifie nuage et non ciel, mais quand vous dites que c'est un vers de 13 pieds parce que "nue" au milieu d'un vers compte pour deux syllabes, puisque un e muet compte comme une syllabe s'il est placé devant une voyelle, là je dis attention...
Pourquoi? Parce que cette règle est ancienne, elle vient du moyen âge français et s'est prolongée quelque siècles.
Mais ce que vous semblez oublier c'est que la langue et la poésie évoluent. La poésie du 19e et du 20e siècle sont loin du moyen âge poétique auquel vous vous référez. Et cela est même paradoxal de revendiquer la nécessité de cette règle particulière du e muet tout en raillant chez Alice Hugo l'emploi d'expressions que vous qualifiez vous-mêmes issus de la préciosité, dont le siècle et les dogmes littéraires étaient les plus ardents défenseurs de cette règle pour moi surannée.
Diriez-vous par exemple que Robert Desnos n'est pas un poète car il existe des libéralités dans son vers classique? Diriez-vous que Baudelaire et Rimbaud ne sont pas des poètes parce que certains de leurs vers sont irréguliers?
Revendiquez comme vous le faites la poésie classique ancienne du moyen âge en niant ses évolutions expérimentales ou autres, et qui plus est en les raillant, c'est faire preuve de clanisme belliqueux et cela révèle une ouverture d'esprit proche de zéro.
Un poème c'est avant tout de l'harmonie, de la musique, du sens, une révélation et non une conformité conventionnelle à respecter à tout prix. Je vous trouve très procédurier.
Enlevez votre balai du cul et regardez autour de vous, je suis sur qu'un homme comme vous ne doit pas apprécier le vers libre, le calligramme ou la prose.
Vous manquez d'objectivité, et cela certainement parce qu'en vous il n'y a ni tolérance ni volonté de comprendre les autres. Vous êtes fermés sur vous-même et vous prétendez posséder la vérité absolue du vers classique,et de ce fait, vous osez l'imposer à tous.
D'ailleurs, pour être tout a fait honnête, je n'ai vu qu'un seul poète sur le net revendiquer une telle intolérance artistique et plus particulièrement cette règle du e muet avec ses applications moyen âgeuses...
Ne seriez-vous pas Darius Hypérion, ce poète qui se réfugie dans les règles parce que ses poèmes sont d'une médiocrité absolue, de même qu'un islamiste se réfugie dans le prosélytisme et les règles coraniques anciennes parce que ce dernier n'a ni cerveau ni coeur?
La roue de l'histoire tourne, et l'art y est une eau qui prend la forme de n'importe quel siècle qui et son récipient.
A une eau qui ne coule plus on sait lui attribuer des adjectifs: stagnante, pourrie, sale, polluée.
Votre nostalgie excessive vous rend aigri, jaloux, borné, fanatique, le monde vous échappe entre les doigts, les poèmes vous refusent leur monde.
Putain merde, les règles de métrique dans vos poèmes sont parfaites mais c'est de la merde quand même, que faire? dilemme...
Vivez dans votre époque, Hegel disait que chaque homme est fils de son temps.
Au fait, au risque de vous briser le coeur, j'ai le regret de vous dire que le roi est mort, il a été décapité.
_"NONNNNNNNN!!!!!!!!!!!!!!"
ghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh....
Ainsi mourut Darius Hyperfion, la tête
Sur le clavier, d'où la succession des h...
Son regard figé dans l'éternité d'un flash
révélait un martyr, un génie, un poète.

salut à toi l'artiste
orgasme de chou fleur
en veux-tu en voilà
c'est super tralala

ça c'est de la poésie!!

JA 11/03/2009 16:04

Wouah !!!!
"La Nuit est un voyage au bout de la raison."
Quelle belle formule !!
A part ça j'espère que tes ennuis "internetesques" se règleront rapidement.
Tu dois enrager - aussi - de ne pouvoir répondre à ce visiteur qui avance masqué et qui se sert de ton blog comme plateforme pour régler je ne sais quels comptes !!
OK, il n'aime pas tes poèmes, il te trouve nulle : il l'a dit donc qu'il aille voir ailleurs ou qu'il se dévoile.
Bisous seurette.

Jyckie ! 11/03/2009 15:49

Bonjour ma poétesse,
Une bien belle façon de s'envelopper dans les draps de la nuit.Qu'ils soient en fil de soie ou véritable arantèle, leur piège restera toujours... le rêve !
Poétiques pensées,
Bises, Jyckie.

Jules 11/03/2009 12:27

Sacré Hammer, toujours cette stratégie si fine et qui l'honore tant d'attaquer les gens plutôt que leurs arguments.
"Quand le sage montre la Lune, l'imbécile regarde son doigt". Je n'ose vous demander : aurais-je une verrue, un ongle incarné, un poil disgracieux ? Quel rapport avec ce sonnet ?

Edouard Balladur 11/03/2009 10:47

JE VOUS DEMANDE DE VOUS ARRETER !!!

ghislain hammer 11/03/2009 09:23

bon bé je reviens rapido,

1 - Ne pas confondre le savoir avec l'intelligence, tu as du savoir Jules, mais pour le reste...

2 La nue se travestit de voiles rémaents : Il y a bien 12 pieds, mais Jules cherche la bête qui n'existe pas.

3 Ton jugement est le tien, Jules, je respecte cela, même si je le trouve offensif à l'extrême et sans aucun respect pour son auteur. Ton diagnostic, docteur, contient de grosses erreurs d'appréciations dont je ne peux que me désoler. Avant de critiquer pour critiquer, il faut s'auto-critiquer, c'est là le début de la Sagesse.

4 J'attends toujours de pouvoir te lire pour me faire une opinion de la personne qui sait tout...et rien. Mais ton écriture doit être "EXTRAORDINAIRE", égale à tes commentaires.Je m'en lèche les babines.

Jules 10/03/2009 22:55

Hola, moi je parlais d'un poème. De là à mettre en cause mes capacités intellectuelles, c'est bien digne de Ghislain Hammer. Qu'est-ce qu'il fait là ce crétin ? Vous n'en avez pas assez de vous faire virer de tous les forums où vous avez déballé le même genre de commentaires pitoyables ? Quant à Danielle, je ne vous connais pas : une parente du susnommé imbécile ? Ne pas reconnaître du talent à cet auteur qui n'a d'Hugo que le pseudo, c'est plutôt preuve de culture et de discernement, ce dont vous semblez dénués tous deux, et là vous pouvez me croire (rires).

Un crêpe ténébreux marbre les funérailles
Au premier hémistiche, on a une belle succession de voyelles ê e é é eux. On a l'impression de parler avec un aliment trop chaud dans la bouche. Et comme on n'en a pas assez, on remet ça au second hémistiche : e è u é Rimbaud au moins connaissait toutes ses voyelles. Quant aux consonnes c'est à peine mieux : cinq r, c'est rocailleux et ça ne facilite pas la déglutition de l'aliment précédent. é ô, é ô ! (traduction, c'est chaud, c'est chaud ! en grand brulé)

On a ensuite un cumul de clichés crêpe, ténébreux, marbre, funérailles. On a bien compris, c'est la nuit, il fait NOIR. "La Nuit renvoie au noir" comme le dit si bien ce grand penseur Hammer qui n'en finit pas de défoncer des portes ouvertes.

BreBre... Je tremble de froid. Ce n'est pas très créatif pour un incipit.

Du Jour qu'il a banni vers d 'autres continents ;
a banni, décidément, vous aimez les a. A bas le ciel, bannissons-le ! Manqueriez-vous d'oreille ?
C'est étrange, au vers précédent le jour et mort et enterré, ici il n'est que banni. Enfin, c'est quand même l'un des rares vers non ampoulé de ce sonnet et l'image est intéressante.

La nue se travestit de voiles rémanents
Vers de treize pieds. C'est un vers parfait ?
La nue est un nuage. Vous semblez la confondre avec le ciel tout entier. Vous auriez écrit "La ciel se travestit de voiles rémanents" cela aurait été plus juste et moins pédant, étant donné l'archaïsme du mot nue.
Travestir, soit... C'est carnaval ? Ou la Lune se prend-elle pour une bayadère ?
Voiles rémanents : l'image est sans doute imposée par la nécessité de la rime, sans grand intérêt. Cette rime est très lourde, cet adjectif en soit est loin d'être poétique.

Où s'en viennent germer les célestes semailles.
Tournure vulgaire : "s'en venir". "Tu t'en viens la mère, boudjou ?"
Tournure pédante : "célestes semailles".
On n'est plus sous Louis XIV, jarnicoton !
Et que s'en vient faire ce vers agricole dans tout le reste ?

Le globe pommelé folâtre dans les failles,
Le globe pommelé : pourquoi pas les "commodités de la conversation" des Précieuses ridicules ? ça c'est pédant.
Les failles de quoi ? Du crêpe noir ? Ah oui, mais c'est un crêpe marbré. Pierre, tissu, on s'embrouille.

Résumons: il fait nuit, il y a la pleine Lune et des nuages. Donc, au cas où vous ne seriez jamais sortie la nuit, dans de telles conditions, on ne voit pas les étoiles : le ciel est bouché et il y a trop de lumière. Tout ceci me fait penser que vous cumulez les clichés, mais que vous n'avez pas même imaginé la scène.

Rassurante lueur aux yeux des innocents
D'habitude la Lune fait plutôt peur, surtout la pleine par mauvais temps, et surtout aux innocents. C'est la peur que vous décrivez, que vient faire ce mot rassurante ici ? Ah oui, c'est carnaval. La Lune folâtre dans les failles (gare aux entorses !) et ça rassure tout le monde.

Qui redoutent l'ardeur des griefs immanents.
C'est lourd ! Vous avez déjà fini le vers précédent par "des innocents", celui-ci par "des griefs immanents". Vous plaquez des éléments de phrase pour terminer vos vers, cela se sent. Griefs immanents, sans doute encore une fois dicté par la nécessité de la rime.
Il faudrait savoir ce que vous voulez. Ils sont rassurés ou ils ont peur ?

Continents, rémanents, innocents, immanents.
Innocents est une rime pauvre par rapport au reste. Immanents et rémanents, rime défectueuse car mots issus de la même étymologie latine. Quelle rime audacieuse : trois adjectifs, une rime défectueuse et une rime pauvre !

Lorsqu'un silence obscur afflige leurs entrailles.
Silence obscur, ça me dit quelque chose... Ah oui, Corneille et le Cid "Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" Un oxymore cela s'appelle. Enfin, l'un avait du génie et de l'oreille... Et puis c'est pas le cas ici. Désolé, j'étale ma science. J'ai les entrailles tout affligées, pauvrettes.

Fin des quatrains, ouf ... Le décor est planté, on ne sait pas s'il y a des étoiles ou des nuages, on ne sait pas si on doit être rassuré ou non. La Lune batifole parmi les marbres crépus, ça c'est inquiétant et risible.

L'ombre se divertit devant l'antique peur ;
Ah, donc on a peur ! La Lune se marre, elle se divertit. Mais la peur est antique, histoire de bien montrer qu'on devrait pas rire, ce sont les ancêtres qui le disent.

Elle n'a qu'un dessein : fomenter la torpeur
Pour escorter l'esprit dans la tribu des rêves.
La Lune complote, la vilaine ! Elle complote à nous faire rêver, que c'est mignon !
Bon on rêve ou on cauchemarde là, le suspens est intolérable...

L' Homme sage perçoit qu'en chacune saison,
"Qu'en chacune saison", retour de la Précieuse ridicule.

Sous la voûte des cieux les errances sont brèves...
Enfin un vers valable ! Tant du point de vue de la clarté que de la sonorité (diversité des voyelles). Il eût mérité d'être la chute de ce sonnet. Enfin, plutôt d'un autre sonnet car cette considération générale sur la vie et la mort n'entre que par chausse-pied dans le thème de ce poème.
D'autre part, je n'ai pas l'impression que seuls les sages savent que l'on va tous mourir un jour ou l'autre. Faut demander à Hammer, il a sans doute une porte à ouvrir là dessus.

La Nuit est un voyage au bout de la raison.
La nuit Té Tun voyage, ça sonne grave !
Effectivement, au bout du voyage on se demande sur quel pied danser. Voyage au bout de l'enfer de Céline. Voyage au bout du calvaire qu'est ce sonnet.

C'est certain que dans ce sonnet j'ai été brûlé par une patate chaude, ridiculisé par une Précieuse, affolé par la Lune gaillarde qui batifole dans les crêpes, un silence obscur m'a saisit les entrailles tellement j'en avais plus de souffle et qu'il s'en est venu semer la peur dans mes rêves...

Un sonnet digne de plaire à Magdelon et Cathos.

Un vers valable sur quatorze, au demeurant, c'est déjà ça.

Danielle 10/03/2009 18:35

Jules, ton commentaire agressif d'une ligne et demie à peine ne révèle pas un réel talent. "Poussif" et "ça manque de souffle" : ton vocabulaire est restreint. Quant à traiter "d'extrèmement pédant" le texte d'une poétesse exeptionnelle, réservée, discrète, et bourrée de talent, elle, ça prouve un manque d'intelligence certain et, d'après moi, une certaine forme de jalousie. Pauvre Jules, tu es à plaindre. Danielle

laurent 10/03/2009 14:16

Sans complaisance aussi,j'aime certaine personne qui ne communique que par fumée.
J'aimerai taquiner aussi, parfois, il a raison Ghislain Hammer, il faut qu'il y ait matière en face.
Pour l'instant,Dieu soit loué!je lis des poèmes sans loupe et sans pied à coulisse.

ghislain hammer 10/03/2009 13:09

Bonjour Alice,
Nous voilà donc au bout du voyage. A présent, nous pouvons lire les 3 parties d'une manière unitaire tout en les liant les unes aux autres,
Et arriver à conclusion d'ensemble.

Je commencerai mon intervention par un certain Jules qui n'a rien de César, si ce n'est le pâté...
Ce Jules, plus fort que les autres - à n'en pas douter - et qui veut par sa présence nauséabonde se faire remarquer (sans doute pour nous montrer son existence) mérite un sérieuse remontrance de ma part.

Mon cher Jules, on peut ne pas aimer, on peut trouver des erreurs, des choses à redire, c'est bien légitime et après tout, c'est ainsi, par les fautes commises, nous nous corrigeons pour tenter d'avancer sans à nouveau les commettre, ces fautes; mais je crains qu'ici, ton jugement (peu constructif) constitue tout à la fois une preuve manifeste d'un manque crucial d 'intelligence de ta part (je t'excuse), mais pire que cette carence qui ne regarde que toi, je discerne un manque de bonne foi qui me pousse à penser que l'homme que tu es sait et assume ce manque d'intelligence qui te caractérise.
C'est-à-dire que tu peux et tu as raison de montrer les fissures dans l'écriture d'Alice Hugo, mais à ces petits trous que tu trouves, tu pourrais un minimum trouver les moyens de les combler par un certain terreau qui ferait pousser une plante poétique (juste) plus belle et agréable à nos 5 sens, et (juste) pour le bonheur de tous. Critiquer ainsi est simple. Encore faut-il argumenter !

De la versification d'Alice Hugo, je crois que tu ne peux rien dire, car elle parfaite. C'est peut-être la syntaxe qui t'embête ?! En fait, rien que par ceci, par une erreur dans ton vocabulaire, je vois (hormis une nouvelle carence ) que ton commentaire est digne d'une personne qui sait tout...et rien.
Mais tu peux te refaire, mon Jules. si tu reviens, explique nous ta vision de LA NUIT, Alice qui est si naïve comme tu dis, et nous tous, qui sommes inférieurs à toi, voulons et même souhaitons de ton oeuvre mentale une Lumière, et cela dans l'unique but de nous guider, pour tenter de nous élever si ce n'est pas à ton niveau, au moins un peu au-dessous.

Revenons au poème, qui mérite une autre attention et une critique davantage respectueuse et bâtisseuse.
La NUIT qui est le dernier volet d'une trilogie céleste pyramidale réfléchie,est certainement un voyage au bout de la raison, la nuit n'emmène pas forcément dans quelque rêve, mais elle nous conduit à regarder sous les étoiles notre condition humaine, si petite, et par là nous rappelle que nous sommes dépendant des lois cosmiques et naturelles. La nuit, nous passons d'une priorité matérielle (le corps) à une priorité intérieure (l'âme) et donc Divine. Notre esprit libéré du poids de son corps qui sommeille et à son maximum de capacité. Il développe à travers les rêves notre imagination, il fermente, il s'émancipe, il re-visite notre savoir acquis (en fouillant dans nos souvenirs) afin de tisser la matière du Lendemain. Par cela le rêve construit la réalité.Pour unique preuve, nous trouvons la Nuit et dans le rêve des solutions pourtant évidentes à des problèmes qui le jour nous paraissent insurmontables. Nous sommes au bout de la raison quand nous sommes intérieurement prêt à relativiser notre condition humaine, entre l'infini Cosmos et l'infini de Soi. En fait, il suffit de comprendre notre Essentiel, celui-ci étant idem à chacun.

La Nuit renvoie au Noir, à la mort, ainsi que dans ton champ lexical, Alice, mais c'est tout bonnement parce que la nuit nous fait réfléchir sur soi-même. Les ombres se divertissent comme des enfants joueurs et moqueurs. C'est une belle vision que tu as eu là, car la nuit nous montre l'univers, celui-ci éternellement jeune et rieur, puisque infiniment heureux, et qu'au bout de la Raison, nous trouvons et poussons la porte du bonheur.

Tes 3 poèmes nous mènent à cette porte, mais seulement à ceux qui savant de soi la géographie sacrée. Il y a l'Espace, le Temps, et la nuit sans laquelle nous ne comprendrions pas la Masse.

"Voir la Nuit sur ma tête,
Et c'est le jour dans l'âme"

Bravo pour ta trilogie, elle m'aura fait écrire...beaucoup, mais c'est parce qu'elle m'aura fait réfléchir... beaucoup.

Ghislain Hammer

Réjane 09/03/2009 22:55

Hébé, ton "copain" Jules n'y va pas avec le dos de la cuiller, l'aurait-on obligé à venir te lire Alice ? voyons, arrête de harceler les pauvres lecteurs, et laisse leur la liberté d'aller voir ailleurs si tu y es ;)
Je vois là, sans complaisance, un superbe sonnet pour terminer cette trilogie, des réflexions intenses sur les mystères de la nuit. "La nuit est un voyage au bout de la raison" ... pouvait-on imaginer plus belle conclusion ?? Bonne nuit poétesse :)

Danielle 09/03/2009 18:30

Voilà donc le dernier volet de cette magnifique Trilogie. Les nuits étoilées, le ciel se pare de joyaux et nous apporte une sensation d'apaisement qui réconforte. Les nuits où l'obscurité la plus totale enveloppe la nature, lorsque le silence parait surnaturel, c'est souvent un sentiment d'angoisse qui apparait provoquant une réflexion profonde, ramenant des souvenirs plus précis, ceux que parfois on voudrait oublier. Les ténèbres nous plongent dans des rêves que nous ne pouvons contrôler. La nuit permet au corps de récupérer une énergie indispensable pour affronter un jour nouveau, le repos nécessaire à la vie, à l'aurore qui anonce un autre jour. Et c'est un recommencement permanent. Merci, chère Alice, de tes poésies en hommage à la nature, à la vie, à l'amour. Des baisers étoilés pour toi. Danielle

Jules 09/03/2009 18:20

C'est à la fois lourd, mal versifié, naïf, poussif et extrêmement pédant. Ca manque de souffle et de sonorité.
Une opinion qui en vaut bien celle des autres...

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