Coups de coeur

 

 

 

 

 

 

 

LIVRES ANCIENS

 

 

 

 
A PETER PAN

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A vous... Poétesse

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LIVRES ANCIENS

   



 
30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:30

EN VERS... ET CONTRE TOUT

EN VERS

 

  

L'Alexandrin se meurt. Le Poète agonise.

La Muse, aux fers du temps, s’est lentement soumise,

Réduite par le joug d'une banalité

Jetant nos idéaux dans la fosse publique,

Et nous asservissant au tube cathodique

          Sous couvert d’actualité.

  

Sonnets, Pantoums, Maillets, oriflammes des rimes,

Votre encre s’est lavée en de sombres abîmes

Où les sens corrompus ont enchaîné l’esprit.

Englouti le Verset!  Coulé l’octosyllabe  !

Fracassé le quatrain dans les pinces du crabe !

          L’image a dilué l’écrit.

 

Pourtant… Que de trésors dans le vocabulaire

Quand il s’offre à la feuille en vague épistolaire,

Et quel plus grand bonheur que de conter en Vers

Des chroniques de vie entre bonheur et peine,

Exposant aussi bien  – et sans mauvaise haleine –

          Le contenu des faits-divers !

 

 Lire  !  Non, seulement, que des romans de gare,

Des Goncourt,  des Essais où la raison s’égare,

De barbares récits, contes de malemort

Qui ne font qu’alourdir votre fardeau d’angoisse,

Mais de nobles Recueils où pas un trait ne froisse

          Dans la liberté du transport.

 

Lecteurs ! Ne laissez pas mollir votre cervelle !

La versification et sa Lyre immortelle

Peuvent,  sans coup férir, vous enseigner autant.

La muse des Anciens s’est tenue à la page,

Elle dit le vécu sans aucun caviardage*,

          D’un ton moderne et exaltant.

 

Ouvrez les manuscrits !  Récitez des poèmes !

Ecoutez le refrain enivrant des phonèmes

Offrant à l’intellect tant de raffinement.

Voyez !  L’ombre des mots à vos yeux s’illumine,

Chassant de votre cœur le fiel qui calamine

          Les rouages du sentiment.

 

Et vous, grands Editeurs, censeurs des temps modernes,

Vos Comités* ne sont que des nids de badernes

Où les Contributeurs* n’élèvent qu’une voix ,

Celle qui fait écho sur l'acier de votre âme,

Tandis qu’en vos Maisons* vous consacrez l’infâme :

          « Ci-git la Poésie en croix ».  

 

 Sera-t’il parmi vous un sujet moins rigide

Conférant aux rimeurs l’appui de son égide ?

Lequel, abolissant l’anathème indécent

Qui signe le trépas des enfants du Parnasse,

Un seul, moins boursouflé d’un pyrrhonisme* crasse,

          Se montrera munificent ?

 

Producteurs ! Rédacteurs ! Chroniqueurs d’opérette !

Mornes littérateurs au zèle de soubrette

Dont l’éclat s’affadit sous le vernis mondain,

Vous croyez-vous nantis d’un talent d’aristarque*

Tandis que vous tissez, au fuseau de la Parque*,

          Le brocart de votre dédain ?

 

Allez-vous rester sourds, aveugles, inflexibles

Au prétexte vénal des audiences futiles,
Les neurones soudés au sceau du coffre-fort ?
Lequel s’élèvera de ces puits d’indigences ?
Un seul,  pour exalter de nobles émergences  :

          Celles du cœur et de l’effort  !

 

Vous tous, qui fustigez la sotte platitude

Des textes solfiés n’offrant que lassitude,

Tirez le jus fécond des novices Auteurs  !

Les Illustres sont morts  :  Vive la Jeune Flamme  !

Ne l’entendez-vous pas, quand sa Plume réclame

          L’oreille des Compositeurs,

 

Et l’intérêt hardi des Hommes de Théâtre 

Serinant à l’envi leur emploi de bellâtre,

Alors que tant d’opus dorment dans les tiroirs  ?

Des textes inédits, oeuvres contemporaines 

Rongées par le mépris et vos lois souveraines,

          Plus infamants que des mouroirs.

 

 J’en appelle au sauveur du Verbe poétique,

A celui dont la sève est d’essence authentique

Et qui lira ces mots encrés de ma ferveur  ;

Un seul, plus éclairé, plus courageux sans doute

Dont je salue, ici,  l’éventuelle écoute,

          Espérant qu’il loge un rêveur ...

 

 

 

* caviardage  :  censure.

* Comités  :  de lecture
* Contributeurs  : " ceux qui apportent leur pierre à l'édifice"

* Maisons  :  d’édition.

* Pyrrhonisme  :  scepticisme.

* Aristarque  :  critique sévère.
* Parque  :  les Parques président à la destinée des hommes en filant (Clotho), dévidant (Lachésis) et coupant le fil de la vie (Atropos)

commentaires

hanternoz 11/01/2017 21:50

Que voulez-vous, l'époque est aux sms, à l'urgence, aux abréviations...
Bonne soirée.

michel doucet 30/11/2011 09:17

ma petite pierre à ce bel édifice...

"Je puise l'infini dans l'aube qui ruisselle..."
Que me viennent les mots pour que naisse un quatrain,
Un Sonnet; un Rondel; sitôt avec entrain
Pour écrire un poème à la tâche m'attelle!

En espérant trouver une rime immortelle,
Je compose, j'écris, ce même sans lutrin;
Quand il s'agit de lire, ô l'horrible pétrin!
Comme pour haranguer ouvrant ma bouche telle,

Escomptant par mes vers pouvoir vous enchanter,
Je meugle ou je blatére au lieu de les "chanter",
Je ne puis réciter le plus petit passage...

Mais est-ce déclamer que de beugler en vain!
S'abstenir de le faire est certes le plus sage...
Ah! Que n'ai-je la voix de Jean-François Blavin!

(Jean-François Blavin, poète et conteur, la cave à poèmes...)

bien à vous Alice, belle journée,
Michel Doucet.

Alice HUGO 02/12/2011 09:10



Chercheriez-vous la flatterie, Poète ? Soit ! Vous êtes le Pavarotti de l'émotion rimée, du lyrisme sincère, du sentiment vrai. Et ce ne sont pas vos Pinceaux qui diront le contraire !


Je vous remercie pour l'écho lumineux que vous faites résonner sur mes Poèmes. Je vous en renvoie mes plus cordiales pensées. 



Danielle 31/01/2010 00:19


Bonsoir Alice, en me promenant sur tes pages, selon mon habitude, je relis ce poème intense, écrit avec une telle passion, tant de spontanéité. Ton cri du coeur est certainement un de tes meilleurs
poèmes, quelle lucidité dans tes mots, quelle émotion passe dans tes vers, j'ai du lire ce poème trois ou quatre fois et il me bouleverse toujours autant, j'aime beaucoup. Gros bisous sonores pour
te remercier de cet instant de bonheur. Danielle


Alice HUGO 31/01/2010 23:21



Merci infiniment, chère Danielle. Tes mots me remplissent d'allégresse et de gratitude.
Je t'embrasse chaleureusement.



ja 29/01/2010 19:18


Je suis fan de ce poème !!!
Bon week end Alice
BIZ


Alice HUGO 29/01/2010 23:02


J'avoue que - le relisant ici - je l'aime aussi beaucoup !

Excellent week end pour toi aussi.


Réjane 08/12/2009 20:57


C'est une attention qui me touche vraiment Alice. Pour être honnête, j'ai remarqué ce logo qui m'est si familier il y a peu de temps, et je n'ai pas osé te demander s'il était là depuis longtemps
ou récemment, je craignais de ne pas l'avoir remarqué plus tôt. PoésieLand est fier de se pavaner sur ta page, c'est un honneur que tu lui fais, merci :)


Alice HUGO 10/12/2009 22:23


Tout l'honneur est pour moi, gente Dame des Terres de PoésieLand.
Et le plaisir, aussi.

Je te donne un baiser au mètre alexandrin !


Réjane 06/12/2009 13:58


JA doit être un ange pour avoir fait remonter ce texte. Je viens de passer un quart d'heure enchanteur à relire tous ces échanges suscités par ce poème magnifique, de la belle ouvrage ça Madame,
qui efface tous les doutes. La poésie est bel et bien vivante, et le restera tant qu'il restera des talents tels que le tien :)


Alice HUGO 08/12/2009 00:45


J'ai suivi ton exemple, Réjane. Habituellement, je ne relis jamais mes Poèmes. Mais comme tu es toujours de bon conseil...
Et j'avoue que je ne le regrette pas ! J'ai pris un immense plaisir à relire les discussions échangées en commentaires. D'émotion en sourires, j'ai traversé toutes les strates de coeurs riches
en poésie. Mon enthousiasme est intact, aussi joyeux et reconnaissant que lors de ma première lecture.
Merci à toi, gente Dame, d'avoir susciter ce regain de bonheur.
Et vive la Poésie !
Et vive Toi !!!

(PS. As-tu remarqué que  - sur ma demande - ma soeur ( le Cerveau ! ) a mis, depuis quelque temps déjà,  le Site et le Lien de PoésieLand sur ma page d'accueil, à gauche ? Vous êtes
dans " Mes coups de coeur ", tant il est vrai que j'apprécie les qualités humaines et poétiques des PoésieLanders ! )


JA 06/12/2009 12:47


Un an déjà entre la photo ci-dessus qui reflétait bien les conditions climatiques dans lesquelles je vivais à l'époque !!!
Le poème est toujours autant d'actualité !!. Il mériterait de "remonter" dans tes pages.
Bises et bon we
ja


Alice HUGO 07/12/2009 15:29



Reste bien au chaud, sous de plus agréables auspices : fini, ton causse Sibérien !

" Voilà une idée qu'elle est bonne ! " Nous en reparlerons...

Bisous too.



Ja 20/12/2008 17:38

Un peu d'esprit de Noel sur ce forum au demeurant très intéressant. Bisous

Alice HUGO 23/12/2008 14:58


C'est la saison !
Merci, Ja, pour cette jolie image...de circontance.


Flopso 14/12/2008 01:12

je cherche un poème ou texte de théâtre célèbre dans tous les blogs de la catégorie poésie,qui exprime la souffrance que l'on ressent quand la personne que l'on aime est loin. Pas quelque chose de "gnan gnan" mais avec des mots assez forts, qui expriment le déchirement, la "décomposition intérieure" que l'on peut ressentir par manque de l'autre. Merci

Danielle 12/12/2008 19:24

Bonsoir chère Alice, si tu te posais des questions sur la perennité de la poésie, je crois que tu dois être rassurée vu le déferlement de commentaires positifs qu'a déclenché ton poème si fort. Chacune de ces réponses laisse passer une réelle émotion que l'on sent sincère. Que cette profonde émotion, cette sincérité que nous ressentons tous te conforte dans l'utilité et l'élégance, la profondeur de ta plume qui nous fait vibrer et déverse dans nos coeurs tant de sentiments. Bises chaleureuses et passe un excellent WE. Danielle

Alice HUGO 12/12/2008 21:09


Je suis la première étonnée d'avoir éveillé l'intérêt d'autant de pertinents commentateurs !
Je me sens riche ! Nourrie jusqu'à satiété !

Et ton attention bienveillante participe de mon bonheur, chère Danielle.

Une excellente fin de semaine pour toi aussi. 


ja 11/12/2008 19:55

je ne vais pas m'aventurer dans le débat. Je ne suis pas assez calée. Simplement, comme je n'ai pas l'occasion de trop bouger, becose le temps, je me suis entraînée à "descendre les escaliers". Tous ces coms sont autant d'hommages à ton talent.Tu es comme le bon vin : plus tu avances dans ton art, plus c'est puissant.et bon week-end

Alice HUGO 12/12/2008 20:57


Oui, il faut une sacrée descente pour parcourir tous les commentaires - vraiment enrichissants - qu'a suscités ce Poème !

En parlant de descente justement, merci pour ton compliment viticole ! A la tienne, Ja !!!


Bernard 10/12/2008 22:02

Bravo Alice ..tu viens de gagner un diaporama...te souviens tu de mes petits bricolages ?bonne soirée Alice , bises

Alice HUGO 11/12/2008 19:52


Ah ! de flatteur, te voici promu suborneur !

Tes " bricolages " ( Pfff ! )  sont classés dans un dossier spécial, et je vais parfois les contempler - et les écouter - avec un plaisir toujours renouvelé. J'y découvre à chaque fois un
nouveau détail.
J'attends celui-ci avec impatience !
Merci à toi, Bernard.

 


bernard 10/12/2008 21:27

Bonsoir Alice des Merveilles Toujours aussi talentueuse...Reçois toute mon amitiéBernard

Alice HUGO 10/12/2008 21:57


Avant même de lire le nom de l'expéditeur, je savais que c'était toi, cher Bernard.
Alice des Merveilles.
Ah ! vil flatteur ! Je suis si heureuse de te savoir à nouveau parmi nous. Toi qui cultives l'Art avec un goût si sûr et tant de sensibilité.

Mes plus sincères pensées en retour.


sido 10/12/2008 11:04

Oublié de te dire : "Signes du mirage...guignes d'aimer..."

Alice HUGO 10/12/2008 14:18


Pfff ! Je savais bien que j'avais tout faux ! Tu as dû pouffer de rire de ma réponse à ton anagramme...mais ce sourire-là, je suis heureuse de l'avoir dessiné sur ton coeur. L'amour
n'est pas une infortune, Sido : c'est parfois douloureux, mais c'est une chance !



sido 10/12/2008 10:27

S'il restait un rêveur, je serai celui làEt te lisant toujours, sans besoin de courageJe m'inscris dans tes mots, pour en faire partageSouhaitant d'autres rêveurs pour marcher sur tes pas...La belle poésie se perd, mais il reste "d'irreductibles gaulois"... et gauloises, chère Alice.

Alice HUGO 10/12/2008 14:08


Par Toutatis ! Ton " impromptu " mérite  5 sangliers bien gras : il est magnifix !!!

Merci, Sido. Il m'a exaltée.


Harmonia 10/12/2008 08:34

Je découvre ta poésie, que je trouve sublime ! Oui la poésie se meurt, mais notre société a fait mourir tant de choses...Ce qui est beau, délicat, les belles âmes ne sont pas au goût du jour... Alors lorsque je lis de jolies poésies, je me délècte et je savoure en lisant et relisant des textes qui me plongent dans un monde devenu malheureusement de plus en plus marginal ! Et pourtant très souvent les mots, la poésie sont les pansements de l'âme ! Merci de faire perdurer ce noble art. Pensées poétiques.

Alice HUGO 10/12/2008 14:26


Merci à toi, Harmonia, pour véhiculer d'aussi nobles pensées.  C'est grâce à des Lecteurs tels que toi que les mots continuent d'exister Ne cessons de les partager. Les petits ruisseaux
ne font-ils pas les grandes rivières ?...

Je te salue cordialement.


aimée 09/12/2008 21:56

Juste,voir ton blog et tous ces commentaires...Bonne soirée mon amie et merçi de tant me soutenir.Notre coeur,pèse des tonnes,mème si nous le cachons.....Un bouquets de bisous.Aimée

Alice HUGO 10/12/2008 13:49


Que mes mots soient des plumes, propres à alléger ta peine, chère Aimée. Le Verbe sincère possède cette vertu d'illuminer le coeur.

Mes affectueux baisers.


laurent 08/12/2008 18:39

"La poésie c'est l'antichambre du rêve. Et tout le monde rêve !"C'est joli, une belle métaphore...

Alice HUGO 09/12/2008 20:00


C'est un plaisir toujours renouvelé de te croiser dans mes Pages, Laurent.
Je t'en remercie.


dgidgi :0040: 08/12/2008 17:04

En espérant que jamais les poétes ne disparaitrons Biz Alice

Alice HUGO 09/12/2008 19:57


Comment ça " en espérant " ?!!! Manquerait plus que ça !
Pas d'inquiétude, Plaisancière. Il y aura toujours des " fous de la Plume ", même s'ils n'écrivent que pour eux !

Plein de bisous ...poétiques !


Danielle 07/12/2008 23:57

L'essentiel pour un poète est d'arriver à nous faire partager ses émotions, sa sincérité surtout. Toucher notre coeur comme tu sais si bien le faire, chère Alice, transmettre la diversité de tes sentiments. Quoi de plus vrai et de plus beau que ces échanges. Cependant la poésie, si elle est trop stricte, trop rigide risque de rebuter les amateurs de beaux vers qui prennent tant de plaisir dans ces fructueux échanges qui les font rêver. Il faut que la poésie soit accessible à tous et que chacun puisse ressentir ses émotions propres. Personnellement, c'est que je recherche, mon plaisir et ce sentiment qui traverse le coeur lorsque je lis et relis tes oeuvres chère poétesse. Bises reconnaissantes pour ton partage. Danielle

Alice HUGO 08/12/2008 21:06


Tu as mis le doigt sur le point essentiel : toucher le coeur.
Qu'importe les mots et la manière de les disposer, si l'émotion passe.
La Poésie parle de la vie et raconte les rêves. C'est par la simplicité et la sincérité que le Poète doit donner au Lecteur le goût du " roman versifié ". Et, ainsi, susciter son intétêt.

Le tien me touche tout particulièrement, Danielle, et je t'en remercie avec chaleur.


Max-Louis 07/12/2008 23:12

Bon jour,

Voilà un réquisitoire, puissant, qui ose se pendre à la vindicte.
La Poésie a-t-elle besoin de défenseurs ? N'est-elle pas le vif,
De chaque âme, qui, engagée, sait s'imposer par l'écrit et dicte,
A la parole son émotion ? Elle est fleur et sabre dans le massif
Charnel de la Vie et rien ne viendra trancher ses vers strictes,
Ou ceux libres qui portent les mots en étendard, aussi combatifs !
 
La Poésie est protéiforme, mieux, elle est hydre, passe les âges,
Sans une ride, trace ses sillons, de là mûrit ses fruits et nourrit,
Des lecteurs attentifs, s'imprime dans les mémoires des pages,
Célèbres ou anonymes, son encre est indélébile dans les esprits !
 
Ne redoutons pas la disparition de la Poésie : les poètes sont vivants.
Car Jabès nous écrit :" Le mot ne redoute pas le mot, mais la phrase" !
 
Max-Louis

Alice HUGO 08/12/2008 21:17



Bravo, Max-Louis, pour cette Poésie énergique, résolument optimiste et chaleureuse comme - je le pressens- doit être ton coeur .

Portons haut le flambeau des Poètes vivants !



Le cercle des poètes disparus 07/12/2008 19:17

Chère poétesse, nous saluons la force de vos propos, et la pertinence de vos rimes. Et nous vous reconnaissons des nôtres, comme ceux qui dans l'ombre ne vivent la poésie que dans la souffrance et l'incompréhension...Pourtant serait-ce faire ombrage à votre génie que de souligner l'inanité - voire même l'illusion! - que de croire que les poètes puissent être "reconnus", ou même "compris"...Au plus ne sont-ils que  des faire-valoir de belles cultures...Mais qu'importe cette solitude si quelque part dans l'univers, elle est partagée! N'est-ce pas?Du cénacle de ceux qui nourrissent leur flamme du sang les affres de leur âme, nous vous adressons profonde reconnaissance pour cette plume que vous rimez avec tant d'aisance, car aux coeurs meurtris et nostalgiques, dans la nuit de vies trop mécaniques, vous projetez la salvatrice lumière d'un  flambeau éloignant  au moins pour un  temps la froideur du tombeau!

Alice HUGO 07/12/2008 21:31


Vous me faites grand honneur, Poètes du Cercle.

Mais il n'y a pas de souffrance en moi . Je suis plutôt en colère, désabusée. Et je ne revendique aucun génie : juste la sensibilité d'une corde vibrant sur l'universalité d'une double croche :
émotion-compassion ; sincérité-partage.

Vos paroles sont belles et m'ont touchée. C'est moi qui vous suis redevable.
Je vous en retourne l'expression de ma profonde gratitude.


Mamyjaja 07/12/2008 16:41

Via PL , je découvre très tardivement cette magnifique diatribe.Tu le dis fort bien- comme toujours- le domaine de la pensée, et plus particulièrement celui de la poésie , en face d'enjeux mercantiles est réduit à une peau de chagrin. C'est dommage et nous avons bien besoin de plumes de ta qualité pour défendre notre belle langue et... soyons optimistes, un jour, qui sait, tes pas croiseront peut être ceux d'un éditeur plus hardi et moins intéressé que les autres!

Alice HUGO 07/12/2008 21:11


Ah ! je ne pensais pas qu'un simple constat - coloré de mon irritation, il est vrai - déclencherait, à la fois, autant de polémique que de support !
Je te remercie, Mamyjaja, de t'être jointe à tous ceux qui m'ont donné bonheur et encouragement à un moment où je m'interrogeais sur la pertinence de ma Poésie. Et de l'écriture en général. Il y a
tant d'Auteurs et de Poètes qui mériteraient plus de considération, abstraction faite des basses questions de profit...

Tu as raison : soyons optimistes ! 


Jeannot 05/12/2008 22:44

Salut à toi, Alice Je vois que tu es toujours aussi bien inspirée. Et c'est tant mieux pour tes lecteurs. J'espère que tu es au top de ta forme. Je passe en coup de vent puisque je suis sur les genoux, à cause d'une journée bien chargée.En réponse à ton com: Ton prochain récital est prévu pour quand ?Bises à toi, fille de plein sud

Alice HUGO 07/12/2008 20:27


Ton prochain récital est prévu pour quand ? : chaque fois que tu passeras dans mes Pages, cher Jeannot. Et que tu applaudiras aussi gentiment à mes Poèmes !

Porte-toi bien, et un baiser pour toi, Grand Nordiste.



Ghislain HAMMER 05/12/2008 15:20

Moi, personnellement, je ne crois pas en la libération du vers. Je peux comprendre le néo-classique – que j’affectionne – mais le vers libre pas du tout !
Parce que le vers libre, c’est un peu le vers à la portée de tous (il faut dire ce qui est pour une fois – il représente à merveille à notre société  actuelle, cette société oublieuse des valeurs, des lois, d’elle-même.
Vous me direz, j’en conviens, qu’il faut de tout pour faire un monde. Evidemment que c’est vrai, mais cette liberté doit être et peut être seulement si l’on connaît nos lois.
Hélas, nul aujourd’hui ne connaît ses lois par cœur. Ne pas oublier non plus que notre chère société ne félicite plus les gens qui le méritent, c’est aussi pour cette raison qu’elle s’écroule.
Si je défends ici la poésie classique, ce n’est pas pour critiquer les autres formes, mais la liberté a un prix.
Pour ceux qui disent que le vers libre est moderne, je m’offusque, car la poésie libre est née à l’instant même de la naissance classique : on appelait ça « idées ».
Tout le monde conviendra qu’une poésie qui respecte les lois est une poésie plus encline à être entendue – du moins j’espère – jadis, la poésie portait des idées, elle servait à faire réfléchir sur la société, mais parce qu’au fond d’elle-même, la poésie classique véhicule des idées, la poésie classique est donc aussi libre que n’importe quelle autre formes.
Depuis la ‘renaissance » du vers libre, les auteurs classiques ne sont plus compris, plus appréciés parce qu’à force d’écrire n’importe comment, les poètes contemporains ne reconnaissent plus le bon du mauvais : Est-ce classique ou néo-classique ? Que signifient les sons, les rimes par rapport à l’idée  centrale du poème ? Pourquoi l’auteur s’est donné cette liberté alors qu’au vers suivant, il l’emprisonne entre deux virgules ?
Comment peut-on comprendre l’essence d’une poésie sans connaître un minimum.
C’est tout simple, celui qui ignore le vers classique, celui qui ne connaît pas sa poétique, passe obligatoirement à côté de quelque chose et ce quelque chose, c’est ni plus ni moins que la « force » du poème.
En écrivant du libre, on ne tue pas un poète, mais l’on tue la force du poème, et sa crédibilité.
Ghislain Hammer

Alice HUGO 07/12/2008 20:20


" Une fois n'est pas coutume ", jen ne suis pas tout à fait d'accord avec toi, grand Poète HAMMER, lorsque tu dis : Comment peut-on comprendre l’essence d’une poésie sans connaître un
minimum. 
En effet, si j'en appelle aux Lecteurs, dans mon Poème, c'est à Tous que je m'adresse, qu'ils connaissent ou non la métrique. La Poésie paraît déjà, injustement, rébarbative, n'y ajoutons pas des
contraintes qui pourraient encore rebuter le lecteur !
Quant à l'émotion qui se dégage d'un Poème, elle aura autant de variantes qu'il y a d'individus, de la même façon que tout individu a son propre ressenti devant un Tableau, un paysage,
un spectacle... comme dans son quotidien. Cette émotion sera différente pour chacun, et c'est en cela que réside sa Force.
En cela, ton argument est restrictif et ne peut qu'être préjudiciable à la Poésie en général.

Je ne dis pas que tu as tort car je me montrerais, à mon tour, intransigeante. Surtout que, je ne le nie pas, j'ai un penchant pour la Poésie classique. Cependant,  le but est d'être lu par le
plus grand nombre, et c'est cette diversité qui est enrichissante.
Je respecte ton point de vue, mais permets-moi d'y mettre un petit bémol.

En toute cordialité. Et toujours autant d'admiration pour ta Poésie. 



vitany 05/12/2008 09:37

je ne m'inquiéte pas moussaillon tu est toujours la pour la faire vivreje te fait de gros bizous et passe un excellent week end

Alice HUGO 05/12/2008 16:58


Et les autres Poètes, aussi.

Merci, gentil Capitaine. Et une mer calme pour toi en cette fin de semaine.


Danielle 05/12/2008 00:09

Je ne crois pas que le discours poétique soit prêt de s'éteindre, preuve en est tous ces commentaires et ces échanges qu'a déclenché ton poème. C'est un véritable plaisir de prendre connaissance de toutes ces opinions diverses mais qui, en fait, se rejoignent pour la défense de la poésie, dans le désir de la perpétuer. Bises à toi Alice, et merci à tous de ce partage. Danielle

Alice HUGO 05/12/2008 16:56


Oui, tous ces témoignages m'ont enthousiasmée ! C'est tellement encourageant, au moment où je me posais des questions sur la légitimité de mon écriture, et sur la pérennité de la Poésie.

Merci pour ton généreux intérêt, Danielle.
Mes sincères pensées.


sernard 04/12/2008 22:04

Euh,.. Vous pouvez répéter la question ????

Alice HUGO 05/12/2008 16:45


Mais bien sûr, Sernard ! 

Voilà donc la question : " Un train quitte la gare à 2 casseroles et 1/2. Sachant qu'il fuit à raison de 25 bananes par heure et que son
coefficient de freinage est inversement proportionnel au degré d'alcoolémie d'une poire Belle Hélène, à quelle heure donnera-t'il l'âge du Capitaine ?"

Vous avez 10 minutes pour rendre vos tartiflettes.     


Réjane 04/12/2008 17:44

Comme j'aime ces échanges riches et fructueux, tiens, rien que pour le plaisir, j'y reviens le lire ce poème qui déchaîne, avec raisons, les foules poétiques, preuve que la poésie est vivante, bien vivante, pour notre plus grand plaisir. Merci et Bravo Alice :)

Alice HUGO 04/12/2008 21:58


C'est exactement ce que je viens de dire sur tes Terres, Dame Réjane !  Je ne remercierai jamais assez les talentueux Poètes de PoésieLand qui m'ont offert d'aussi
nourrissants échanges . Cela restera pour moi parmi les fleurons de mes plus beaux cadeaux d'Anniversaire ( et pourtant, la concomitance était vraiment fortuite ).

La Poésie te doit beaucoup, Réjane. Tout d'abord, parce que tu la sers en virtuose ; ensuite, parce que tu la divulgues avec brio et générosité.
Merci et bravo à TOI.


Grand Maître Fred, Jedi des Mots :0073: 04/12/2008 12:43

Maître Alice;Y'a erreur dans la signature. C'est pas Adélys qui signe le commentaire mais bien Grand Maître Fred. Voilà ce que cela fait de bosser avec un seul micro.Bien @mi K'Lment

Alice HUGO 04/12/2008 13:51



Hello, Grand Maître ! J'aurais dû percevoir La Force dans tes mots !!!
Un Sabre pour deux ?! Bah ! pas de problème pour toi qui exaltes si bien le Partage.

Un plaisir de te lire, Fred.



Valou, alias Adélys Peppercorn:0071: 04/12/2008 11:44

Maître Alice,Avec des écrivains tels que toi, le poésie vit et progresse. Et les blogs permettent aux talents de s'exprimer hors éditeurs rapaces.Au plaisir

Alice HUGO 04/12/2008 12:31


Bien dit, Adélys !
 Le mien, de plaisir, réside dans le partage sur les Blogs, et dans les commentaires que je reçois.
Et le tien me vaut compliment . Merci à toi.


Golddream 04/12/2008 09:31

Les temps changent. La musique devient électronique, les journaux sont numériques, les livres des biographies de gens vivants et le dollars encore plus puissant. C'est la grande gouvernance du capitalisme que tu nous contes. Autrefois réservée à une élite, la poésie est plus largement diffusée, plus d'auteurs aussi, de jeunes flammes comme tu le dis si bien. C'est que la poésie se vends mal, c'est que si nous sommes nés aprés le milieu du 20eme nous n'avons pas eu notre chance sinon celle de l'internet. C'est peut-être parce que nous ne sommes pas encore morts aussi. LA Poésie est aucun doute plus présente mais moins visible et palpable à notre époque. Les lumières l'éblouissait à l'heure de ses grandes gloires et les temps ont changés. La poésie est libre désormais, libre de ses codes, libre de ses valeurs. Chacun peut l'écrire même si tous ne la maîtrise pas mais au fond peu importe, l'important est qu'elle vive au moins dans le coeur de ceux qui l'aime. Ne perdons la foi, continuons de nous battre avec nos vers, continuons d'en parler, de l'ecrire, de l'aimer un jour..."Un jour pourtant un jour viendra couleur d’orangeUn jour de palme un jour de feuillages au frontUn jour d’épaule nue où les gens s’aimerontUn jour comme un oiseau sur la plus haute branche"Aragon, un jour, un jour Merci Alice pour tes bons ver(res) qui nous montre la poétesse accomplie que tu es (et modeste en plus)

Alice HUGO 04/12/2008 13:42


Ton propos est frappé au bon sens, Cher Golddream. Un bon sens populaire, celui-là même où, je le pense, la Poésie se doit d'avoir sa place.
La Poésie, c'est la vie de tous les jours ; c'est la vie de tout le monde. 
 Si tu te brûles, tu as mal : c'est une émotion ; si tu reçois une bonne nouvelle, tu souris : c'est une émotion... C'est cela la Poésie : de l'émotion versifiée. Sans émotion, l'Homme n'est
qu'un arbre sans racine. Il végète, puis meurt.
La Poésie, c'est l'antichambre du rêve. Et tout le monde rêve !
C'est pourquoi je ne comprends pas que tant de Lecteurs soient réfractaires à cette forme de littérature, abordable par tous, et si évocatrice.

Oui, continuons à la servir avec bonheur, en espérant qu'elle se vulgarise un jour...( merci pour cet élégant quatrain d'Aragon.)

Bien cordialement à toi. 


Diego 04/12/2008 00:35

Quel joli cri, Alice,   à l’heure où la place de la poésie dans le monde du livre tend à se réduire à une peau de chagrin, à tel point que les poètes croient devenir chèvres et cherchent désespérément le bouclier de la sagesse antique. 
La poésie n’est pas morte, loin de là, puisque les poètes n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui, mais les uns ont oublié les valeurs que tu défends et les autres ne trouvent que peu d’opportunités de s’exprimer. De nouvelles voies s’offrent pour les vers, à côté des anciennes ; plusieurs générations peuvent cohabiter, comme elles l’ont toujours fait. Il reste des éditeurs favorables au foisonnement et au renouvellement de la poésie ; j’en connais au moins un.  

Alice HUGO 04/12/2008 13:07


Je suis bien aise que tu qualifies ce Poème de " joil cri ", Diégo. En effet, je n'y attachais ni acrimonie, ni une quelconque forme de reconnaissance. C'est, simplement, un constat lucide.

Oui, comme dans toute forme d' Art, toutes les tendances sont légitimes et tu as raison de dire que tous les genres peuvent cohabiter, sans restriction.

A ce jour, je ne suis pas devenue " chèvre " car je n'ai cherché d'éditeur. Celui que tu évoques avec un clin d'oeil existe t'il vraiment ? Un moineau parmi les vautours ...!!!

Mes cordiales et poétiques pensées.


Pauley 02/12/2008 09:17

Un cri du coeur qui ne peut passer inaperçu, c'est sublime encore une fois. Tout ce que tu dis me parle, c'est tellement vrai !! Je dépose chez toi de doux baisers chocolatés. A très vite ma poétesse excellentissime.

Alice HUGO 02/12/2008 20:45


Merci de prendre fait et cause pour ma pensée, petit Ecureuil. Je sais ta sincérité.

(mais tu m'as toute barbouillée, avec tes "chocolateries " ! Tends la joue : il m'en reste !!! )


aimée 01/12/2008 22:31

Lorsque la tigresse,sort ses griffes,ça n'est qu'a bon escient.......Mon amie défend sa plume,comme une tigresse,ses petits......Comme je comprends,cette colère,cette douleur,pour quelque chose qui n'existe plus que pour certains puristes,comme toi.
C'est un poeme extraordinaire,qui me laisse coit.
Douces bises du bordelais,ma poetesse Aimée aimée

Alice HUGO 02/12/2008 20:36


Je ne défends pas ma Plume, mais bien La Poésie et les Poètes. ( et ne dis pas que je suis une puriste, sinon tu vas m'attirer les foudres de
Darius Hypérion !!! )

Merci à toi, très chère Aimée. Je t'embrasse avec la même générosité dont tu recouvres tes mots.


ghislain 01/12/2008 20:15

Oups, je ne voulais pas parler d'une critique radicale de la poésie contemporaine, pas du tout pas du tout !!!! Le fond du texte est bel et bien une critique du mileiu éditorial contemporain. Enfin, j'ai moi aussi des ciorconstances atténuantes.

Alice HUGO 01/12/2008 21:14



Au piquet, avec Lapsus-Calami ! ( Pfff ! )


Comme quoi, l'analogie de Lapsus est de bon aloi : la " cuisine poétique " a mille saveurs et chaque palais l'assimile différemment. Merci à tous deux d'avoir rejoint ma table !


 


 



Lapsus 01/12/2008 19:24

Désolé, chère Alice, si je n'ai pas su lire au-delà de certaines lignes.
Ce n'est pas la Poésie contemporaine que je critique, Lapsus-Calami. C'est contre les apriorismes infondés des Lecteurs, et contre le désintérêt méprisant des Médias (...) que je m'élève.
J'avais pourtant noté dans ton poème :
Sonnets, Pantoums, Maillets, oriflammes des Rimes,Votre encre s’est lavée en de sombres abîmesOù les sens corrompus on enchaîné l’esprit.Noyé l’Alexandrin  !  Coulé l’Octosyllabe  !Fracassé le Quatrain dans les pinces du crabe !L’image a dilué l’écrit.
J'avais cru, naïvement, y déceler une critique ouverte d'une poésie qui avait succédé à toutes ces formes anciennes, privilégiant le signifié au signifiant, l'image heurtée au mot ciselé.
Pardon pour la lecture fautive que j'ai pu faire, accorde moi au moins les circonstances atténuantes.  
Tout aussi cordialement.

Alice HUGO 01/12/2008 21:06



Demande rejetée !
De quoi te pardonnerais-je, cher Lapsus-Calami ? De tenir un discours éclairé ? De ton implication sincère ? Au contraire, je te remercie d'être Vrai. Ta relecture a " rectifié le tir " ( à moins
que ce soit moi qui aie un fusil coudé ?!!!...)


Cordialement, et plus encore.


 


 



JA 01/12/2008 18:07

3 heures après la disparition des commentaires : .....
OUF !!!!
Du coup, je n'ai pas eu l'occasion de te féliciter pour ce que je considère comme un de tes plus grands poèmes.

Alice HUGO 01/12/2008 20:57


Un double Merci pour toi, géniale soeur !
Et mes plus affectueux baisers.


GHISLAIN HAMMER 01/12/2008 17:47

Que penser ?
Le fond du texte est une critique radicale de la poésie contemporaine, alors que la forme (c'est-à-dire son style classique) est un éloge de la vraie poésie.
«  L’avenir est un passé que l’on construit encore, mais pour autant, l’homme minuscule doit être responsable face à la majuscule de sa pensée."  Ton texte, Alice, m’a fait réfléchir sur ma poésie bien sûr, autant que sur l’ensemble.  
Sans pour autant déchirer le mat du voilier poétique, il parait évident que la poésie meurt, non parce celle-ci perd en qualité, mais car elle n’est plus mise en valeur, plus écoutée, et donc perdant de sa  crédibilité. La poésie n’a jamais rien apporté que de la satisfaction et du rêve , pourtant comme d’autres cultures, elle a osé certaines révolutions.
La poésie est un enclos de liberté qui ne demande qu’une prison d’amour.
Je ne suis moi non plus pas un poète sans violence.
Pour cette  raison, parce que ton poème est une déclaration d’égalité, parce qu’il semble évident que la poésie mérite davantage, et parce que sans poésie l’on peut toujours rêver, et qu’avec l’on peut pourtant répondre,  je me sens parfaitement proche de tes treize sixains, treize heureux ou malheureux chargements, treize sixains criant sur tous les toits : « Je suis de la poésie , et j’ai les moyens de le prouver : je meurs »
Alice Hugo, quand je te lis, je ne sais pas les autres, mais moi, mon cœur est multiple, et il semble parfois que je sois rassuré.
Merci donc, et « hourra ! », espérant que tes mots s’émancipent, cela serait légitime, et preuve que la poésie ne meurt pas réellement, mais qu’elle est juste malade, et qu’elle a besoin de nous tous à son chevet, et se sentir exister.
La poésie se meurt. Un poète lui répond

Alice HUGO 01/12/2008 20:55



Et quelle réponse, grand Poète HAMMER !


Je suis confondue par la sagacité de ton propos, et par ton ouverture d'esprit laquelle, si aiguisée soit-elle, se revêt toujours de sensibilité.
Je te fais révérence pour la force de cette apologie, dont je retiendrai la formule, ô combien valorisante, que ma Poésie " te rassure parfois ".


Toutefois, je voudrais corriger ta confusion d'interprétation : ce n'est pas la validité de la Poésie contemporaine que je stigmatise, mais ceux qui la traitent en " parent pauvre ".


Merci à toi, qui tiens haut le Flambeau !




Lapsus 01/12/2008 13:50

Que voilà une éloquente et puissante diatribe contre la poésie contemporaine !
J'ai lu quelque part qu'en France plus de 200 000 personnes écrivaient de la poésie (ou croyaient en écrire) mais, paradoxalement, que lorsqu'un auteur diffusait 300 à 400 exemplaires de son recueil il devait en être content.
C'est assurément un jeu de chaises musicales où la partition se joue à toute vitesse. Le constat est douloureux : beaucoup d'appelés et peu d'élus et des éditeurs qui naissent et meurent aussi vite, aussi fugaces que les mots qu'ils veulent faire connaître.
Quant au choix de la forme poétique il paraît difficile de lutter contre l'évolution nécessaire du genre.
On écrit plus aujourd'hui comme on écrivait au 19ème siècle, c'est une évidence, quoique les amateurs de poésie classique ou néo-classique soient encore bien représentés.
Faut-il jeter l'anathème sur ceux qui marchent dans les traces d'Apollinaire, de Laforgue, de Breton, d'Aragon, de Bonnefoy ou Jaccottet ?
La poésie est affaire de goût, comme la gastronomie. Certains resteront attachés à la grande tradition française, d'autres décideront d'innover ou d'inventer.
L'important est que le plat présenté soit de qualité, ce que ne garantit, il faut bien l'avouer, ni son caractère traditionnel, ni sa modernité.
Enfin si l'on cuisine, on le fait généralement pour ses proches et ses amis et cela suffit à notre bonheur. Pourquoi la poésie, un art comme un autre, serait-elle si différente ?
Ceci dit j'aime ta manière experte de faire sonner les alexandrins.
Amitiés.

Alice HUGO 01/12/2008 19:02



Euh... Ce n'est pas la Poésie contemporaine que je critique, Lapsus-Calami. C'est contre les apriorismes infondés des Lecteurs, et contre le désintérêt méprisant des Médias (...) que je
m'élève.

J'ai " goûté " la pertinence de ton analyse et l'objectivité du propos. Le constat n'en reste pas moins ecoeurant (au sens figuré ).


Enfin, loin de moi l'idée de me poser en victime : je répète assez souvent que je réprouve la notion de " Poète Maudit " !  Oui, l' Ecriture est nourrissante et mérite une belle tablée. La
partager sur les Blogs vaut bien un repas de fête. Cependant, je ne puis m'empêcher de me sentir offusquée lorsque je lis cette Jeune Flamme que le dictat des " décideurs " cantonnent à
l'arrière-salle du restaurant...quand on les laisse entrer, car leur noms ne valent pas réservation !
Nhand le signale avec justesse, lorsqu'il évoque les Romans et autres Biographies " écrits " par les " People ".  La notoriété ( si l'on peut dire...) fait vendre ?  J'ose
espérer que la Littérature n'est pas tombée aussi bas !...


Je te remercie pour ce vivifiant débat d'idées ...et pour ta charmante expression : " faire sonner les Alexandrins ".


Bien cordialement à toi.


 


 



Nhand 01/12/2008 12:57

La poésie n'est pas si morte que ça (surtout quand je te lis), mais il est évident qu'elle souffre d'une réelle mise à l'écart, étant souvent, dans l'esprit de nos contemporains, synonyme de "chose poussiéreuse", de vieillerie. C'est étonnant de penser que le monde d'aujourd'hui la qualifie de désuète, quand dans le même temps j'ai le sentiment que l'on n'en a jamais autant écrit, que les amateurs des mots font fleurir leurs vers et leurs rimes de par la toile, notamment.
Souvent, lorsque je parle de ma passion pour elle (la poésie) autour de moi, lorsque je fais savoir que j'en écris un peu moi aussi, on me rit presque au nez, on manque à peine de me traiter de "tafiole" (c'est dire !!!), et je suis constamment obligé de la défendre, d'expliquer qu'il n'y a rien de honteux à l'aimer. C'est fou ce qu'elle est dévalorisée, et tout ça pour quelle principale raison ? C'est que la plupart du temps, les gens pensent que Poésie = Verlaine, Rimbaud, Lamartine, Hugo, et autres illustres poètes... illustres mais disparus !!! En somme, c'est comme si nos contemporains avaient du mal à sortir de ce qui fut. Bien sûr, je ne renie pas les anciens (loin de là !!!), mais je me dis qu'il n'y a pas de raison que la relève ne soit pas. Elle est là depuis longtemps, la relève, beaucoup ont un talent aussi remarquable que nos prédécesseurs, parfois même meilleur (je trouve), hélas, d'autres formes d'intérêts accaparent les lecteurs de nos jours et les éloignent de l'univers poétique. On préfère prendre en charge la publication d'un bouquin (soi-disant) écrit par un pipeul, parce qu'on sait que c'est rentable. On braque les projecteurs sur les romans primés (Goncourt, Fémina, etc...), on sacre, consacre, et re-consacre des stars de la plume qui n'ont plus besoin de publicité, or pendant ce temps-là, on peine à miser sur un inconnu, par crainte de ne pas faire de profit. La "jeune flamme" comme tu l'appelles, est malheureusement le dernier des soucis des éditeurs. Un recueil de poèmes n'est plus très vendable, donc...
Je le déplore comme toi, c'est pourquoi je ressens tes mots, ici, pleinement. Et je n'aurais pas su dire les choses mieux que tu ne l'as fait. Bravo pour ce cri !
NH

Alice HUGO 01/12/2008 18:26



Bravo à toi, Nhand, pour ce pladoyer lumineux et d'une exaltante lucidité. Tu exposes clairement ce qui repose au détour de mes Rimes.


Je suis extrèmement touchée par le fait que ce Poème ait rallié à son oriflamme des Poètes dont j'apprécie les écrits et la pensée.
PoésieLand est, vraiment, une Terre fertile !


Que Vive la Jeune Flamme !



Squall-Estel 01/12/2008 12:14

Tellement vrai, tellement intense, tellement bien écrit... Une plume aux accents spontanés et à la mémoire vive et agile, une verve sans pareille et une élégance quasi surnaturelle, ça ne pouvait être que toi, Alice Poétesse.
Mes mille hommages respectueux, et mon soutien sans réserve dans ta quête et ton combat. Poésies et Coeurs d'Encre ne sont ni morts, ni réservés aux élites commerciales et / ou éditoriales.
Amitiés les plus sincères.

Alice HUGO 01/12/2008 18:16



Merci infiniment, Squall-Estel. Un éloge venant de toi est tellement gratifiant !


Quant à ma querelle, tu la résumes à la perfection, avec la distinction qui vous caractérise, toi et ta Plume.


Mes pensées poétiques, Jeune Flamme .


 



Amine maroc 30/11/2008 21:53

bsr  tes vers dansent au rytme d'une belle ritournelle.je te félicite.amicalement.

Alice HUGO 30/11/2008 23:11



Merci beaucoup, Amine. ( même si ma " ritournelle " est, ici, plus grinçante que " belle " !)


Sois le Bienvenu dans mes Pages.



Jyckie ! 30/11/2008 07:27

Aujourd'hui la plume de mon Alice saigne et son encre répand sur le papier de bien sombres volutes...Tu sais, mon amie, à quel point je puis être solidaire d'un tel  déferlement d'amertume. Un cri, un hurlement envers et contre les méandres de l'édition. J'ai connu et ressenti jusqu'aux tréfonds de mon âme pareil désarroi face à l'incompréhension à ce jour inégalée des "sourds de la feuille"...C'est la raison pour laquelle j'épouse à coeur défendant les propos de Danielle. Aussi n'ajouterai-je qu'un seul mot : Amour.Poétiques pensées,
Jyckie.

Alice HUGO 30/11/2008 21:42



Oh ! oui, Jyckie, j'ai suivi, avec indignation, les déboires que t'a value l'édition de ton ouvrage.
Réticences d'autant plus méprisables que tu faisais oeuvre charitable au travers de ton magnifique Livre.


Tu as raison : continuons à aimer et à partager les belles Lettres. Et faisons fi du dédain de ces " Marchands du Temple " !


Mes cordiales pensées.



Danielle 29/11/2008 16:54

Quelle magnifique poésie Alice, tes vers me touchent profondément, quel coup de coeur, c'est tellement vrai. Hélas la poésie se meurt, surtout par la faute des médias et notamment le petit écran. Il est tellement plus facile d'écouter en regardant un écran qui influence les esprits. Mais les textes poétiques reflètent ton ame, ils expriment des sentiments profonds et incitent à la réflexion. Quel pur bonheur de lire des vers et d'en découvrir les trésors, notre vocabulaire est si riche, un véritable trésor à découvrir, à disséquer, ressentir des sensations profondes. Tous ces trésors que les poètes nous ont offerts sans compter. Comme toi Alice qui partage avec nous de merveilleux poèmes, sortis de ton coeur, qui nous apportent de la chaleur, du réconfort, le meilleur de toi-même. Ta plume est élégante, elle nous enchante, ton encrier est plein de délicieux trésors que tu nous confies au gré de ton humeur, souvent en alexandrins. Tes créations me submergent d'émotion, je lis et relis avec délice. Ta grande maitrise poétique te hisse au niveau des plus grands, des plus nobles. Je suis très sincère bien que je te sache modeste et réservée, un peu sauvage. Mais là, je t'ouvre mon coeur. Il faut inculquer la bonne poésie à nos enfants et petits enfants pour préserver cette merveille. Je suis en train de préparer un recueil de la poésie immortelle du grand Victor Hugo, mon poète préféré, d'Alfred de Musset, Lamartine et Baudelaire pour mes petites filles que je leur laisserai en souvenir. Je t'avoue que j'y ai ajouté de tes poèmes tellement je suis admirative de ton oeuvre, j'aurais tellement aimé que tu édites un recueil. Non, la poésie ne mourra pas tant que des personnes comme nous sauront la véhiculer à travers les années pour notre plus grand bonheur. Bises sincères et merci de tant nous donner. Danielle

Alice HUGO 30/11/2008 22:59



Il y a les Illustres, lesquels ont amplement mérité leur Panthéon. Puis il y a les Poètes d'aujourd'hui... qui n'en demandent pas tant : juste un regain d'intérêt de la part des Lecteurs, et un
regard dénué de circonspection de la part des instances dites " littéraires ".


Je suis heureuse de constater qu'il est encore des personnes, comme toi, déterminées à pérenniser le discours poétique. Je t'en suis redevable, ne serait-ce que pour ton enthousiasme sincère qui
vaut, pour moi, tous les en couragements.


Quant à la parution d'un Recueil, je me refuse à le publier " à compte d'Auteur ". Aucunement par prétention : je crois que tu me perçois assez bien pour savoir que ce n'est pas ce qui
teinte mon encre. Ni par caprice.
 Par principe.
( ah ! les petites chèvres de Provence sont bien connues pour leur entêtement !!!)


Merci, chère Danielle, pour cette source d'intérêt à laquelle j'ai bu avec délectation.
Des baisers fleuris, pour toi.



Réjane 29/11/2008 09:33

Si j'en crois ton acharnement, l'amour de la belle écriture conserve ses adeptes, et Dieu merci, nos chères têtes blondes lisent encore avec plaisir ces poèmes en alexandrins qu'on veut bien leur soumettre (sisi, j'ai des preuves, ma petite fille adore lire les miens !! ;)). C'est un beau coup de gueule Alice, et tous les poètes amoureux de tes mots te rejoindront sans difficulté, avec le même mépris pour le dieu dollar. Euh ... on signe où la pétition ?? :D

Alice HUGO 30/11/2008 20:51



Plus qu'un " coup de gueule ", c'est un constat amer face au désintérêt des Lecteurs - ainsi que celui de ceux qui ont cadenassé les encriers - qui a motivé ma Plume.
Pourtant, la Poésie n'a rien de rébarbatif ! Qu'elle émane des Illustres ou qu'elle soit contemporaine, elle est tellement sincère, attrayante, amusante, porteuse de réflexion... ! Tu le
sais aussi bien que moi.


Oui, Dame Réjane, c'est une excellente chose d'initier les petits-enfants à cette forme de lecture. Ils en retireront sans nul doute un enrichissement personnel - tant au plan du
vocabulaire et de l'orthographe que de l'ouverture d'esprit. Et, peut-être, perpétueront-ils, ainsi, l'amour des belles Lettres...


Pas de signature...mais je te tamponne un baiser !



tilk 29/11/2008 00:51

tant que tu sera là elle ne mourra pas
besos
tilk

Alice HUGO 30/11/2008 20:28



Ma Poésie n'est pas digne d'un tel compliment, cher Tilk.
Elle se contente d'être - de même que tes magnifiques Tableaux et tes Textes sensibles - le reflet d'une âme passionnée.


Mais - tant pis pour ma modestie ! - ton message m'est allé droit au coeur.


Merci à toi et mes plus cordiaux baisers.



Rébecca 28/11/2008 23:41

Bonne soirée !

Rébecca 28/11/2008 23:41

Bonne soirée !

Alice HUGO 30/11/2008 20:20


Pour toi aussi, Rébecca.


dgidgi :0040: 28/11/2008 22:33

petite lecture que je ne serais commenter , mais j'ai aimé la lire
bon We Alice
 Biz.

Alice HUGO 30/11/2008 20:13


Ca, c'est de la gentillesse à l'état pur.
Merci pour ton intérêt généreux, Plaisancière. Et bonne soirée.


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