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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 19:48

LE SANG DU VITRAIL


Je m'étais égaré dans ces murs de prière
Un jour où le soleil chantait le mois d'avril,
L'un de ces matins bleus à l'arôme subtil
Que Lisbonne répand à l'heure printanière.

Elle était à genoux sous un puits de lumière,
Offrant à mon regard son délicat profil
Où coulait une larme. Une perle de cil...
Dieu ! que dans sa douleur la dame était altière !

Elle implorait le ciel d'une voix familière,
Parlant de faena, d'indulto, de toril...
Un langage nouveau pour mon tout jeune exil
Qui n'avait de la foi qu'une ardeur séculière !

Je me soûlais aux mots. Ah, l'ivresse grossière !
En ce lieu consacré, je me sentis bien vil
De ne former des vœux autres que son babil
Montant avec ferveur de sa gorge princière.

Mon soupir égailla la divine poussière
Qui liait la prieuse au vitrail, tel un fil ;
Sous le charme je fis un rêve puéril :
Je buvais le Saint Graal à l'eau de sa paupière !



 

commentaires

Nhand 20/05/2015 16:58

Bonjour Alice,
Un véritable plaisir que de revenir hanter ces lieux où tu déposes tes vers soyeux et délicats, dont il est recommandé de s'enivrer à volonté. Bravo, la magie de tes alexandrins opère toujours.
Amicalement.

Nhand 20/05/2015 16:58

Bonjour Alice,
Un véritable plaisir que de revenir hanter ces lieux où tu déposes tes vers soyeux et délicats, dont il est recommandé de s'enivrer à volonté. Bravo, la magie de tes alexandrins opère toujours.
Amicalement.

Olivier 08/07/2012 18:55

Tout simplement superbe, je suis très impressionné !

Babs 09/05/2010 02:29


Merci ma chère Alice, de toujours m'émerveiller, je me suis attardée, pour tout voir de mes retards. Bonne soirée.
BB


Alice HUGO 09/05/2010 18:39



Ne me parle pas de " retards ", Babs ! J'ai proscris ce mot de mon vocabulaire, pour ne plus avoir à rougir des miens !!! AH ! Tempus fugit...


Grand merci à toi de me dire ton plaisir de me lire. Passe, toi aussi, une agréable soirée.



hanternoz 08/05/2010 23:25


Bonsoir Alice.
Je ne fréquente guère les églises, mais il m'est tout de même arrivé une expérience forte(tout arrive donc)lors d'une visite du Mont St Michel.
En visitant l'abbaye tout en haut du mont, il y avait je ne sais quoi ce jour là, peut être une ordination, ou bien la prononciation de voeux, toujours est il qu'une chorale de moines et de soeurs
chantaient dans l'enceinte, et j'avoue que devant une beauté si saisissante, j'ai assisté à une bonne partie de l'office.
Ton magnifique poème me remettait cette anecdote en tête.
Bonne soirée.


Alice HUGO 09/05/2010 18:31



Bonsoir, Hanternoz.
Avez-vous lu : "La Promesse de l'Ange" (Lenoir-Cabesos) ? Un roman assez inégal (où se mêlent faits historiques et polar contemporain), mais qui traduit exactement le sentiment de puissant
mystère qui hante le lieu.
Ravie que mon petit Poème ait fait ressurgir les instants mirifiques enfouis dans ta mémoire.


Excellente semaine à toi.



Pauley 07/05/2010 15:22


En lisant, je me disais ce poème me parle, pour sur, je l'avais déjà lu, mais bon c'est tout de même un réel plaisir que de le relire. J'espère que tu vas bien chère Alice et que tu passeras me
faire un petit coucou sur le blog quand tu auras le temps. je te fais de gros bisous ma poétesse excellentissime. A très vite.


Alice HUGO 09/05/2010 18:06



Bon pied, bon oeil, le petit Ecureuil ! Effectivement, j'ai pris le parti de publier quelques anciens Poèmes - après les avoir parés d'une prosodie conforme à la Règle. Ce qui n'est pas une mince
affaire, vu que ma plume, instinctive, n'a rien d' un bistouri et qu'elle s'accommode très mal de ces excisions et autres rafistolages besogneux. J'espère avoir réussi mon "lifting
poétique", sans entacher la spontanéité et la sincérité qui prévalent à mon écriture. Toutes les critiques sont les bienvenues !


En l'occurence, ton bon coeur - serti d'un intérêt fidèle - non que de m'en faire reproche, m'adresse un compliment qui me va droit au coeur. Sois-en remerciée, ma douce, par toute
une corbeille de baisers-noisettes.   



Danielle 05/05/2010 22:30


Je suis toujours aussi captivée par ce splendide poème, la force de tes rimes qui me remplissent d'émotion, cette prieuse agenouillée devant le vitrail, qui supplie tout en conservant une grande
dignité, dans sa douleur elle implore le ciel avec ferveur, on l'imagine belle et fière, c'est un enchantement de te lire. Je t'envoie plein de baisers émus. Danielle


Alice HUGO 07/05/2010 09:27



Quant à moi, c'est ta vision toujours si sensible de mes Poèmes qui est un enchantement, divine Danielle. 
Je t'en remercie et te donne un cordial baiser.



Stellamaris 05/05/2010 20:06


Absolument magnifique, je suis sous le charme ... Bises !


Alice HUGO 07/05/2010 09:19



Mécréant ! 


Bises, Stellamaris.



reinette 13/10/2009 11:16


beau poème


Alice HUGO 13/10/2009 19:46


Merci beaucoup, Reinette.


Pauley 22/11/2008 18:29

Bonsoir Alice,
Par curiosité j'étais venu lire ta réponse à mon commentaire, comme j'ai vu que tu étais passée sur poésie-Land je me suis dit elle va passer sur son blog et en fait tu m'as sauté dans les coms, c'est pas grave ça arrive. j'espère que tu vas bien. Je suis contente que nous ayons récolté de beaux commentaires pour notre duo, je vais sans doute le mettre sur mon blog la semaine prochaine. Je te fais de très gros bisous. A très vite.

Alice HUGO 22/11/2008 19:34



Que nenni, Pauley !!! Je garde toujours le meilleur pour la fin !
Et puis, je voulais répondre le plus sincèrement possible à ton commentaire, et cela m'a pris du temps pour trouver une formulation qui reflète ma pensée ...tout en faisant court !!! ( ah ! tu
vois : je m'applique !)


J'ai, moi aussi, été touchée par les commentaires qu'a récolté notre Duo. Tu as une excellente idée ( comme d'hab !) de le présenter sur ton blog. C'est très sympa ( comme d'hab !)


Des écrins de baisers-noisettes pour toi.


 



Yannick 21/11/2008 22:03

coucou Alice, Voilà c'est fait je viens sur ton blog pour lire quelques poèmes de la grande poétesse du sud. J'espère que là-bas le temps est meilleure qu'ici. Toujours pas de rayon de soleil à Paris bizous et bon We, Yann

Alice HUGO 22/11/2008 17:40



Merci pour ton intérêt, Yannick.


Pour le soleil: désolée, je le garde captif au-dessus de mon jardin ! Mais je t'envoie mes pensées chaleureuses.



Mme MIM 21/11/2008 15:51

Superbe, comme d'hab ...
Et comme j'aimerais, copiant ta "prieuse" lorsqu'elle s'écrie: "Mon soupir égailla la divine poussière"
que cela se passe comme ça pour moi lorsque je prends mon balai.
Joke !!!
Enormes bisous castelbounels.
P.S. : On a refermé le robinet des douves !!

Alice HUGO 22/11/2008 17:34



"On a refermé le robinet des douves !!
"                       Et dans quoi tu vas tremper ta serpillère, chère
castelbounelle ?!!!


Des chaldas de baisers pour toi.



Pauley 21/11/2008 09:35

J'adore vraiment, "J'aurai tant voulu boire à l'eau de sa paupière", n'est-ce donc pas de l'amour ça ? Sublime Alice, je suis toujours conquise par tes mots. Je te fais de gros bisous. A très vite.

Alice HUGO 22/11/2008 18:44



Merci, petit Ecureuil.
Mais, ici, le sentiment serait plus sensuel que véritablement amoureux. A moins que ton grand coeur n'y ait vu un coup de foudre ...!


Plein de bisous.



:0095: Maître Po 21/11/2008 08:40

Allons bon, ne voilà-t-il pas que j'écris Mélancolie à l'anglaise...L'heure tardive sans doute  ;-Þ 

Alice HUGO 22/11/2008 17:31



Un accés de " Saudade ", Maître Po ?...


( tu peux t'offrir le luxe d'une faute de frappe, Maître Po, quand l'on sait que tes articles sont exempts de toute faute de goût )



:0095: Maître Po 21/11/2008 01:18

Le voilà donc, ce fameux poème consacré à Lisbonne. Je me serais bien laissé aller à écrire que ta maîtrise des rimes force l'admiration, si tout, dans tes poèmes, ne la forçait pas déjà.
Alice, connais-tu la saudade, ce sentiment indéfinissable, mêlant tristesse et mélancholie, propre aux portugais ?
http://www.ditl.info/arttest/art3981.php

Alice HUGO 22/11/2008 17:25



J'ai pris un immense intérêt à consulter ton lien, Maître Po. Est-ce la magie de Lisbonne ou la lumière du vitrail qui éclaire ainsi ta
pensée...                                                                 
Et la mienne...


Je retiendrai (entre autre) de ce concept - dont j'ignorais l'éthimologie précise (du moins consciemment ...) - l'étude de Duarte Nunes de Leao : ..."que la saudade est un sentiment
(donc un affect) qui se réfère aux personnes mais aussi aux choses, aux lieux que nous avons aimés. «C'est le souvenir de quelque chose avec du désir pour elle». Il s'agit d'une définition
«positive»...".


Merci d'être un " révélateur ". ( mais quoi de plus naturel, pour quelqu'un qui réalise de si magnifiques photos...)



aimée 20/11/2008 21:12

Je retrouve enfin,mon ensorçeleuse,qui,par sa plume,me fait rever.
MERVEILLEUX et TOUCHANT à la foi.
Tu es divine !!!!Aimée aimée

Alice HUGO 22/11/2008 11:44



Des cathédrales de douceur pour ton grand coeur crucifié ...


Mes meilleures pensées, chère Aimée.



boubou 20/11/2008 11:01

coucou une trace de mon passage sur ton blog , rien a voir avec ce que je fais, j'aime bien et je reviebdrais  bonne journee  boubou

Alice HUGO 20/11/2008 18:39



Je suis venue me promener sur ton blog, Boubou. Tu y sculptes le bois comme moi, les mots : avec passion et dans le partage.


Merci à toi, et sois le bienvenu dans mes Pages.



vitany 20/11/2008 10:54

gros bizous mon moussaillon
passe une excellente journée

Alice HUGO 20/11/2008 18:36


De même pour toi, mon riant Capitaine !


Réjane 19/11/2008 17:32

Un enchantement dans tes expressions, c'est à l'encre de ton encrier que j'ai envie de boire Alice, afin d'y puiser toutes ces richesses inconnues. D'un côté la cruauté festive de la corrida, de l'autre cette femme à genoux qui prie à travers ses larmes, très émouvant  Bravo à toi :)

Alice HUGO 20/11/2008 18:33



Merci beaucoup, Réjane.


Ai-je encore besoin de dire que tes commentaires sont un aiguillon stimulant qui exalte mon plaisir d'écrire...


Mes poétiques pensées.



laurent 19/11/2008 10:45

Je connaissais déjà le khôl de tes poèmes, maintenant, on est sous la voilette, ta façon de contourner le beau...La lecture des mots n'est que résonance...

Alice HUGO 19/11/2008 14:10


J'aime la lecture des tiens, lorsque ils se dessinent sous ta Plume...


dgidgi :0040: 18/11/2008 13:02

les larmes d'une femme sont toujours belles car toujours sincèresdans la joie ou la douleurj'ai mis tes lignes en lignepour dimancheencore merci à toi, écrivain si tendrebiz ** dgidgi

Alice HUGO 23/11/2008 09:32



Des larmes de joie : est-il plus douce cascade ?...


Je mettrai le Poème sur mon blog Dimanche.


Biz à toi, gentille Paisancière.



marlou 16/11/2008 19:11

Mais tu es donc une fée pour nous ensorceler  de tes vers parfaits...

Alice HUGO 17/11/2008 15:32



...Ou bien, une ( gentille ) Sorcière ...!  cf. SORTILEGE
Merci à toi, chère Marlou.



dgidgi :0040: 15/11/2008 19:01

savoir dire lire et partagergârce à toi la chose est facile.car la solitude est si grande pour certainsbiz Alice et mercidgidgi

Alice HUGO 17/11/2008 15:29


Merci de me prêter de si beaux sentiments, Dgidgi. J'essaie de m'en montrer digne.
Et si cela peut soulager des souffrances, ou favoriser la joie commune...

Mes cordiales pensées.


tilk 15/11/2008 00:36

drôle de lieu pour aller boire une paupière...besostilk

Alice HUGO 15/11/2008 10:09



Peut-être la magie du lieu ?...

Besos tambien, Tilk.



Danielle 14/11/2008 16:15

Cette Dame qui prie avec tant de ferveur devant ce vitrail me fait immédiatement penser à la compagne d'un torero demandant la protection de celui qui va combattre le taureau. Tes vers font vraiment apparaitre le désespoir dans la solitude dans cette église sereine de cette prieuse qui implore en restant digne et altière. C'est une poésie pleine d'émotion, des vers puissants, vraiment superbes et qui inspirent le respect. Tu es vraiment unique pour faire passer autant de choses dans ce style épuré. Bises Alice, prends soin de toi. Danielle

Alice HUGO 15/11/2008 10:08


C'est exactement ça, Danielle.
Ta sagacité est plus que pertinente : elle est parée de sensibilité.

Merci à toi. Mes meilleures pensées.


stellamaris 14/11/2008 13:26

Absolument splendide ! Et la forme que tu as choisie - ces quatrains à rimes embrassées, en conservant les mêmes rimes tout au long du poème - renforce considérablement l'impression d'être envoûté par cette orante ... Magistral !Très grosses bises ...

Alice HUGO 15/11/2008 09:57


Les rimes se sont imposées d'elles-mêmes.
C'est en relisant le Poème que j'ai, moi aussi, ressenti cet envoûtement dont tu parles.
Merci à toi d'avoir vibré sur ma Lyre, Stellamaris. 


ghislain 14/11/2008 09:20

Une scène étrange, envoûtante. En premier, il y a la solitude de la prieuse à genoux, et puis le narrateur qui se demande s'il fait bien de demeurer dans l'Eglise pour ne pas briser l'imploration, le narrateur qui n'a pas l'utilité de prier, le narrateur qui se sent bête.  un malaise s'installe. Mais il suffit d'un regard de la prieuse vers le narrateur, pour que ce narrateur sâche qu'il n'en est rien, que sa présence ne casse en aucun cas le "vitrail de sang". Au delà de ce constat, je peut lire un message : La solitude peut se partager,  il est vrai que sans le partage, le monde paraîtrait bien seul.Bravo pour ce poème d'un très très grand niveau, bravo à  ta poétiique parfaite, et bravo pour tes rimes en 'il' (pas évident)  - je souris - Je ne me lasse pas de te lire. Tu écris si bien pour les autres qu'on oublie parfois que tu composes également superbement pour toi.Rien à rajouter, alors je m'enlève - je souris une autre fois -Ghislain

Alice HUGO 15/11/2008 09:45


Oui, partager c'est ne pas être seul.

Merci de si bien interpréter ma poétique, et de l'apprécier, Poète HAMMER.

Un sourire en retour, pour toi.


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