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LIVRES ANCIENS

   



 
31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 08:00

 


 

Ma plume s’est soûlée aux liqueurs de mon encre,

Un soir où je peinais à écrire un rondeau

Sous l’emprise d’un vin plus à même que l’eau

De sacrer troubadour même le pire cancre !

Près de l’âtre ronflant je somnolais assis,

Vautré dans les bas-fonds de mon imaginaire

Où Nerval, Du Bellay, Ronsard, Apollinaire

Devisaient sans détour de mon cerveau rassis,

Et dansaient et riaient, et chantaient à tue-tête

Que dans leur souvenir plus mauvais rimailleur

N’eût autant mérité leur quolibet railleur.

Imaginez l’affront pour mon cœur de poète !

J’implorai sur le champ Melpomène ou Clio

-Refusant de choisir entre les deux traitresses

Dont le retrait soudain me laissait sur les fesses-

De revenir céans défendre avec brio

Contre ces malappris au pédantisme crasse,

Mes vers alexandrins, purs et mélodieux,

Qui charment les humains et tant aimés des dieux

Que ma plume, bientôt gravissant le Parnasse,

Embrasera la nue et tout le firmament !

Mais nulle ne fit cas de mes discours d’ivrogne

Et je cuvais en vrac honte, dépit, bourgogne…

Quand me sortit du col un féroce braiment !

Le cri me mit debout. Ruade salvatrice !

L’enfer était sur moi, grillant mon pantalon,

Et tandis qu’éperdu je battais du talon

Pour étouffer du feu l’ardeur dévastatrice,

Je me saisis du broc, rempli d’eau celui-là,

Et fis à la faveur de son averse pure

Le vœu de renoncer à l’ivresse future.

J’en fus récompensé : les muses étaient là !

 

 

 

 

 

 Génie des bois.
** Ecriture qui se lisait dans tous les sens; ici, sans queue ni tête

commentaires

isabelle 19/09/2008 05:49

qui pourrait se prétendre plus capricieux qu'une muse ?mais aucun poète ne s'en plaindra puisque tous ses mots en dépendent ....

Alice HUGO 20/09/2008 10:58


Ben, Moi je m'en plains !  HIPS !!!    !!!


Malou 10/09/2008 10:25

Magnifique moment moi qui découvre tes vers. Je lis et relis, le rire à fleur de bouche, le vertige de la page blanche et le retour de tes muses. A bientôt de te relire...avec gourmandise. Bises mordorées. Malou

Alice HUGO 10/09/2008 20:28


Sans modération, Malou !
Merci beaucoup, et  Bienvenue ici.




Runner 03/09/2008 17:13

Quel plaisir que de relire d'aussi pures et brillantes poésies.Merci pour ces explications de richesse sémantiques!Amitié poétique

Pauley 02/09/2008 20:13

C'est toujours avec un extrème bonheur que je te lis et relis, j'espère que tu vas bien ma poétesse excellentissime. Vivement le retour de tous mes copains et copines. Bisous tout doux pour toi. A très vite.

sido 02/09/2008 09:09

D'agreable façonUne ivresse sans nomRend la vie au poèteEn enflammant sa tête !Avec un pantalonSource d'inspirationLa muse est peu banaleMais s'est faite fatale...

Sissipaillette 01/09/2008 21:22

Bonjour ma poétesse, C'est la rentrée et je reviens doucement sur la blogosphère pour y retrouver mes amis.Je dépose ici une myriade de bisous étoilés qui illumineront ton retour parmi nous.

L'Enchanteur 01/09/2008 08:00

Fort bien écrit Alice avec une pointe d'humour remarquable...

stellamaris 31/08/2008 09:52

Excellent ! Mort de rire !Et un splendide poème, sur ce thème de la page blanche qui m'a aussi inspiré il y a quelques jours ...Toute mon amitié, et encore Bravo ! Là, tu m'as scié !

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