Coups de coeur

 

 

 

 

 

 

 

LIVRES ANCIENS

 

 

 

 
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A vous... Poétesse

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LIVRES ANCIENS

   



 
24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 18:45
"Salut Alice, je te propose un défi, une fois de plus ! (rires) Premièrement sâche que je vais bien, beaucoup mieux, rien n'est comparable, et que je me fais à l'idée qu'une femme ne veule plus de moi et qu'il en existe sûrement une autre qui m'attends ! Donc cela baigne comme au passé ! Mon blog ne sera donc pas fermé mais servira comme une vitrine à mon écriture un brin sombre mais plein d'espoir. Donc je te propose un défi : Ecrire une suite à mon dernier quatrain, juste pour te faire bosser un peu ! (re-rires fous) En attendant, je te souhaite une bonne semaine, et moi je me souhaite un bon lundi soir (re-re-rires) car je vais à la "Cave à Poème" et lire quelques textes. Cela fat tellement de temps. A plus tard Alice, et continue de nous enchanter !!!
Ghislain Hammer"

J'ai donc "complété" le poème de Ghislain HAMMER, en essayant de respecter le style et l'atmosphère des quatrains du Poète.
Et je profite de cette opportunité pour le remercier de son invitation et lui souhaiter tous les succès pour la sortie imminente de son Recueil, "Les colosses Nus".
Merci Ghislain et bonne lecture à tous.




        


 

Nous sommes l’un et l’autre à présent revenus
Du monde imaginaire – Ô terres où nous vîmes
Combien de fois courir entre les grandes cimes
Un Géant de plaisir, infatigable et nu !

Nous voici de retour - le ciel à ses débuts,
Et les Monts intérieurs et le Monstre-Sourire
N’ont plus grand intérêt et sont partis sans dire…
Vers des amants plus neufs et bien plus convaincus.

Mais bien qu’éteint, mon jour garde le feu des nuits
Où s’enroulaient des bras de lavande à nos fièvres ;
Des astres dans nos yeux, aborigènes, mièvres ;
Des mots de chair brûlant que le présent m’écrit.

Ah que le souvenir m’est un constant ami !... 
A qui, dans ce matin, il fait bon le partage ;
Malgré que rien ni nul ne puis nous voir un âge
Retrouver. Et d’Hier il est déjà Jadis…

Nous voici, songeant aux formations arbustives,
A briller le passé resplendissant et frais,
Ce temps hors du réel où nos cœurs ont poussé
Entre les trembles froids et les soleils-olives.

 De Paris roux et sale, il pleut sur les deux rives ;
Je suis là, composant dans l’arène – en taureau !   
A tourner dans mes yeux, à foncer sans bravo  
Sur le vent virulent aux bouches d’incisives…

Je suis là - le dernier échec de la manade
D’hommes que la vie vous a donné de passion,
A combattre et à perdre une bataille dont
J’ai tenté de sauter chacune palissade.

Ah je n’ai rien de fort ! Ni cornes ni parade !
Et vous avez gagné sans avoir eu recours
Aux tridents ; faiblement, et rêvant de l’Amour,
Je me suis écroulé d’avoir chanter l’aubade.

Que puis-je en ces instants plus sombres qu’un cercueil
Penser autre qu’au mal que je vous ai, très chère,
Causé ? Et qu’au désordre immense et suicidaire ?…
Car je me suis battu jusqu’à mon propre seuil !

Et je vous aime encor, tant vos atouts n’effeuillent
Octobre dans mon âme, et je vous aime encore…
Et cela sans raison que l’automne a sa flore,
Je nous surprends d’ici à cueillir un vrai deuil.

Vous me manquerez, Dame ! indescriptible Dame !
Demain sous un rayon, comment ne pas vous voir ?
Et dans l’été prochain, dans la douceur des soirs
Comment résisterai-je au rappel de la flamme ?

Car vous ne comprenez ce qu’au fond de votre âme
J’ai remonté de seaux plus lourds que des baisers !
Car vous ne pouvez point – vous ne pourrez jamais
Saisir ni percevoir l’odeur qui fit mon blâme !

Ah nous revoici donc -  plongeant dans notre dos,
A notre cours gonflé par nos larmes nombreuses,
Au fleuve d’avant juin, les pensées harmonieuses,
Coulant vers l’embouchure ainsi qu’un aigle d’eau.

Et toujours je vous aime au centre de ces flots
D’existence et d’espoir, et toujours je vous aime…
Mais suivant aujourd’hui ce courant, je vais même
L’ancienne vie sans vous le paradis nouveau.

*

**

Maïstrau vigouret ! Air de ma farandole !
Que votre haleine chaude évoquera sans fin
Cette femme perdue en votre palais plein
De riches poésies que vous soufflât Eole !

 Maïstrau ! Quel honneur fût cette saison folle
A vous serrer l’esprit ! Inépuisablement…
Quel honneur que d’un jour avoir été l’amant
De cette provençale et d’une barcarolle !

*

**

Et si le monde, Dame, est malade pourquoi
Ne le serais-je point ? Et même davantage…
Si ce qu’on est parfois… détruit le paysage,
Je suppose qu’on peut chacun rentrer chez soi !

Ghislain HAMMER

* Maistrau vigouret : Mistral virulent


* * * * *

La maladie d'Amour ne connaît nul remède
Hors que le temps passeur sur le gué du chagrin...
J'ose espérer encore, éternel pélerin,
Que le ciel effondré à mon désir accède.

Je sais d'autres soleils, d'ardentes promenades
A l'enclos verdoyant de bras au goût de miel ;
Je m'y rendrai tantôt,  épuré de mon fiel,
Je serai le simbéu * de toutes les manades !

Las, si par quelque élan votre absence me hante
A sentir alentour vos parfums lavandins,
J'enivrerai mes nuits aux miasmes citadins
Qui sont moins acérés que vous êtes tranchante.

De tous nos souvenirs, je crie : deleatur ! **
Mon fou a trop saigné aux veines du passé.
Vous ne ferez de moi, Ô Dame, un trépassé :
Le présent de ma vie se conjuge au futur.




* Simbéu : taureau conducteur portant une sonnaille. Il guide les autres.
** Deleatur : mot latin signifiant littéralement : qu'il soit détruit.

commentaires

Yannick 01/12/2007 18:56

Un petit passage du WE. Je suis heureux de retrouver tes écrits après quelques jours d'absence.  En réponse à ton com, oui j'ai bien vécu un bon moment à l'expo de Hans Sylvester.  Bien à toi et bisous, Yann

Alice HUGO 02/12/2007 12:22

Bon week end à toi aussi, Yann.Et plein de belles expos à venir,                            Alice.

dgidgi :0040: 30/11/2007 15:05

        Toujours difficle de parler après toi,  une vraie flamme ne peux s'éteindre.  ***  Biz et bon WE. *** DGIDGI  ***anti_bug_fck

Alice HUGO 01/12/2007 00:28

Telle celle de ton phare, gentille Dgi'-Dgi.Un excellent week end à toi aussi,                             Alice.

FERNANDO BRONCHAL 30/11/2007 14:49

merci pour tes comsmaerci por ta poésietilk

Alice HUGO 01/12/2007 00:27

Et merci à toi, Tilk,                          Alice.

Thalie 30/11/2007 14:44

je trouve que tu as relevé se defi avec brio.....c'est très subtil ....bravo a vous deux d'ailleur.... merci de tes coms chaleureux car en se moment c'est plutôt la galère..... mais je m'accroche bisous doux Thalie

Alice HUGO 01/12/2007 00:26

Merci, Thalie, et continue à d'être forte.Je te donne un chaleureux baiser,                               Alice.

aimee 29/11/2007 21:31

Merçi Alice,pour tes encouragements,ça y est c'est passé......Et je suis encore vivante !!!!!! Un doux baiser.Aimée aimée

Alice HUGO 30/11/2007 13:30

YOUPI  !!!Je t'embrasse très fort, mon admirable Aimée,                           Alice.

domi domi 29/11/2007 06:53

Extraordinaire complicité ! un vrai joyau que vous avez posté ensemble sur ce site.... j'aime beaucoup "sur le gué du chagrin"... j'admire cette faculté à se fondre dans "l'âme" de l'autre. domi.

Alice HUGO 30/11/2007 13:28

Plus que tout autre chose, je crois être douée d'empathie.Cela aide sûrement...Merci pour ton commentaire sensible, Domi.                             Alice.

Jeannot 28/11/2007 22:58

Salut à toi, AliceC'est toujours un vrai régal de lire ta prose. Si bien que je ne sais plus comment te complimenter. Je vais me répéter encore une fois de plus, c'est un très beau texte.En réponse à ton com: En effet, ces siamangs sont fidèles à leur réputation. Ils sautent partout et dans tous les sens, assurant ce faisant un spectacle à nul autre pareil, pour le plaisir des visiteurs. Bises à toi, fille de plein sud.

Alice HUGO 29/11/2007 00:27

Ne me complimente plus.Juste ta signature - Jeannot- (signe de ton passage), me ferait plaisir !Quant aux Siamangs, tu sais quoi faire si tu as trop froid : ça, c'est du sport !!!(PS. S'il arrivait que tu me prennes au mot, donne-moi l'heure et le jour : je ne manquerais le spectacle pour rien au monde !!! ( rires acrobatiques !)Un gros bisou, Grand Nordiste,                                                     Alice.

barbara 27/11/2007 16:44

alors ma poétesse préférée,comment vas tu, tu est toujours aussi douée dans tes poèmes,gros bisous,barbara

Alice HUGO 29/11/2007 00:35

Pour aller, ça va. C'est pour revenir... ( rires pour... te faire rire !!!)Je t'embrasse très fort, Barbara, et te dessine un ciel bleu dans ton coeur,                        Alice.

aimee 26/11/2007 21:08

Je me sens bien petite ,très petite devant de tels mots,devant de telles phrases.Vous avez chers amis des qualités exceptionnelles !!!!!Celà me fait le mème effet que,lorsque j'ai vu les parcs nationaux,aux Etats-Unis, je me sentais bien petite,très petite devant toutes ces beautés, devant ces merveilleux paysages.Quelques fois,dans la vie,on a l'impression d'etre sur une autre planète,c'est mon cas,en vous ayant lu.Je vous tire mon chapeau mes poetes !!!! Hi !!! HI !!!  je n'en ai pas.Un eternel bisou.Aimée

Alice HUGO 27/11/2007 13:41

Merci pour Ghislain et pour moi, aimée Aimée.C'est ton compliment qui est grandiose !  Il est vrai que le Poète HAMMER mérite la reconnaissance de son oeuvre.Par chez moi, inutile de retirer ton chapeau : le vent s'en chargera !!!Je te donne un poétique baiser,                                         Alice.

dgidgi :0040: 26/11/2007 18:25

je me demande si sincèrement j'ai tout compris, il aime ou il n'aime pas  !!!tu as une telle facon d el'écrire ***biz *** dgidgi ***

Alice HUGO 27/11/2007 13:49

Demande-le à Ghislain HAMMER ! C'est lui, l'auteur du poème. ( et de bien d'autres, encore)Je n'ai fait que rajouter 4 quatrains pour répondre à son " défi ", en essayant de respecter son style inégalable.Bien à toi, plaisancière,                                     Alice.

Pauley 26/11/2007 14:37

Encore un, encore un, encore un... N'est-ce donc pas merveilleux que de voir le grand poète Hammer te lancer un défi de la sorte ? Je dis tout simplement génial, je suis conquise et émue à la fois, vous êtes divins tous deux. A très vite ma poétesse excellentissime.Gros bisous

Alice HUGO 26/11/2007 15:40

J'aimerais bien qu'il vienne me dire ce qu'il en pense...Mais il doit courir partout, ces jours-ci, pour la sortie de son recueil !Je te remercie très fort, petit Ecureuil : tu es une fille superbe.Une forêt de baisers-noisettes pour toi,                          Alice.

Patrick 26/11/2007 10:13

Grande richesse dans tes rimes et le choix des rimes embrassées est très judicieux pour le sujet traité. Encore un fois du fait du bel ouvrage.

Alice HUGO 26/11/2007 15:34

J'ai essayé d'être à la hauteur de la qualité exceptionnelle de la poésie de Ghislain HAMMER;Je suis ravie de ton commentaire, qui me laisse à penser que je n'ai pas démérité !( rires immodestes !!!)Bien à toi,                                                    Alice.

:0095: Maître Po 25/11/2007 22:10

Deleatur... C'est bon au Scrabble, un grand classique. Deux anagrammes, toutes moins recommandables l'une que l'autre, et qui vont bien ensemble : délateur et adultère ;-)

Alice HUGO 26/11/2007 14:44

Il fallait l'oeil du Maître ( Po, évidemment ! ), et la finesse d'esprit  pour déceler cette triviale anagramme...Et se faire 50 points de plus avec jubilation !MERCI ( mot compte triple ),                                     Alice.

laurent 25/11/2007 14:52

En 1992, je découvrais la Provence.(Sur la place ,il y a toujours une fontaine avec ces platanes ombragés dans un village.)Place du Forum, je buvais souvent un demi en admirant l'architecture et le charme arlésien.Je parcourais les ruelles de la ville, j'observais la statue de Frédéric Mistral,l'inscription gravée n'évoquait rien pour moi.(Qui était ce célébre personnage?)Alphonse Daudet me parlait davantage.Aujourd'hui en lisant la suite du poème,je comprends pourquoi!Rien que d'en parler,les odeurs de Ste Marie de la mer,la beauté des villages du massif des Alpilles et la camargue sauvage me reviennent en mémoire.Bonne après-midi charmante Alice.

Alice HUGO 26/11/2007 15:30

Ravie, si j'ai pu te faire découvrir ce merveilleux, authentique, émouvant créateur du Félibrige.Je te souhaite de pouvoir, un jour, venir lire du Mistral à l'ombre des oliviers, dans le parfum des lavandes...Bonne soirée, Laurent-le-Nostalgique,                                                       Alice.

Jonavin 25/11/2007 12:25

Quand vos poésies se mêlent, pas de cassures dans le mouvement et pourtant à chacun de vous, une manière d'exprimer ce que pourrait sous-entendre l'autre...Pas de doute, voilà une poésie dans ce qu'elle a de plus riche. Moi personnellement, j'y suis sensible...bravo à vous deux.Cordialement,Jonavin.

Alice HUGO 26/11/2007 15:17

C'est - sans doute - ce qui nous a rapprochés sur le plan poétique : un style d'écriture, un mode de pensée, une même vibration sur la Harpe de Clio...L'univers de Ghislain HAMMER est cependant plus riche que le mien. Il publie demain un recueil de 140 poèmes, sur un total d'environ 2000...Je n'en suis pas encore là !Bien cordialement,                                                     Alice.

Rejane 25/11/2007 10:48

La fougue d'un Ghislain, et la sagesse d'une Alice ... et voilà le résultat !!!  Superbe duo de deux talents confirmés. Madame, Monsieur, je vous tire mon chapeau :)  :)

Alice HUGO 26/11/2007 14:59

Et je le remplis de fleurs ( ton chapeau ) , que je t'envoie avec mes plus chaleureuses pensées, Dame Réjane.D'autant que tu t'es toi-même, il y a peu, pliée à cette joute avec notre doué Baboo, sur Poésiland. Et pour quel magnifique résultat !Quant au Poète HAMMER, il doit être vraiment occupé, en ce moment, avec son recueil qui sort le 27/11 !Je pense qu'il prendra tout de même le temps de venir laisser un commentaire et d'en profiter pour bondir, tel un Lutin, à la lecture de ton adorable commentaire.Bien à toi,                           Alice.

runner 25/11/2007 09:35

Bien humblement je dois te l'avouerQue le vers rimbaldien de GhislainQui se mèlent et s'unissent aux tiensSont pur nectar que je viens savourer!A toi si belle poétesse...Runner 

Alice HUGO 26/11/2007 15:06

Bonne dégustation, Runner !Mais ton plus grand festin poétique, tu le dois à Ghislain ! Tant il est vrai qu'il écrit beau et ...consistant !!!Espérons qu'il connaîtra le même succés pour la sortie de son recueil !Bien à toi, gentil Poète,                     Alice.

LA RAINE 25/11/2007 06:46

petit bonjour matinal je lis chacune de tes parutions toujours autant de vérité bisous

Alice HUGO 26/11/2007 14:11

Merci de ta fidélité et de tes compliments, qui me vont droit au coeur, LA RAINE;Je vous embrasse très fort,                                       Alice.

victor 24/11/2007 23:35

Bonsoir...J'aime beaucoup ton blog et je crois qu'il est tres interesante et tres belle....si tu veux tu pouvoir visiter mon blog...Et si tu voulais tu pouvais de priere d'autres personnes de visite mon blog

Alice HUGO 26/11/2007 14:10

Bienvenue, Victor. Je vais venir te rendre visite très vite.Cordialement,            Alice.

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