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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 11:45

L'ULTIME VOYAGE

 lost.jpg


Le vent hurlait de froid en cette aube hivernale ;
Les ifs nourris de mort ployaient sous la rafale,
Semblant psalmodier une antique prière
Aux stèles tourmentées du petit cimetière.

Sous la voûte plombée de l'éther immobile,
Les sons se calfeutraient au pieds du poécile
Quand,  porté par Eole en sa divine main, 
Un glas tourbillonnant sonna dans le lointain.

Le cortège avançait dans un murmure abscons,
Tranchant ses noirs atours aux lames des flocons
Qui confondaient leur eau à celle du visage.

Au bord du trou béant qui réclamait son dû,
Le temps s'éternisait au regard suspendu
De la meute affligée.  Ô  l' ultime voyage !

 

 

 

 

 

 

commentaires

michel doucet 22/01/2012 13:46

Misère...

Le voilà, seul au sol, enrobé de silence,
La neige de l'hiver a recouvert son corps,
Il a traversé l'ombre en sa pauvre existence
Où se côtoyaient tant les errants que les morts...

Qui suivra le cercueil menant à sa demeure,
L'unique logement, pour lui, qu'il n'eût jamais.
Point de rajustement, las, pour qui sonne l'heure,
Qu'on ai vécu si mal ne change pas les faits.

Alors dans le frimas, grinçant et cahotant,
Le vieux corbillard mû par un cheval boitant
Le porte au cimetière, ainsi mis, en guenille...

Pourquoi donc l'abandon n'a point même couleur
Selon qu'un défunt soit nanti d'une famille
Ou bien qu'il ne connût que misère et malheur?

amitiés poétiques,
Michel Doucet.

Ménestrel 03/11/2007 16:04

J'aime beaucoup ce poème, Alice. Le temps suspendu, la neige qui ajoute au silence et à la solennité et où seul le glas fait vibrer l'air glacé. Tu as créé un petit bijou en noir et blanc. Et si j'aime ton sonnet c'est parcequ'il entre en résonnance avec le côté sombre de mon âme. Hier j'ai d'ailleurs composé quelque chose qui laisse libre cours à ce côté là. En découvrant ton dernier vers j'ai remarqué un mot qui est, par une espèce de synchronicité en rapport avec le thème commun de nos textes, le titre de mon poème.Mais pour faire écho moi aussi à Lavoisier, je citerai le grand Hugo :Je dis que le tombeau qui sur les morts se fermeOuvre le firmamentEt que ce qu'ici-bas nous prenons pour le termeEst le commencement.Prends soin de toi,Ménestrel

Anne-Lise 26/10/2007 22:27

Ahlàlà, même si bien poémisée version froideur, la mort reste pour moi une grande Amie, pleine d'Amour et de Paix :-).Je t'envoie un chaleureux baiser tite Alice :-)

Alice HUGO 26/10/2007 22:47

Nous avons la même coquille (...), Anne-Lise...Je prends ton baiser et t'en dépose un ici, affectueusement,                         Alice.

ness 24/10/2007 21:54

le vent souffle ce soirau coeur garde espoirje passe te dire bonsoir a+  ness

Alice HUGO 25/10/2007 12:15

                                                               La frimousse au soleil,                                                               Les yeux en arc-en-ciel,                                                              Je te souhaite bon jour                                                              Au miel de mon tambour.Merci , Ness, et à bientôt,                          Alice.

~~ Kri ~~ 22/10/2007 14:44

Très beau poème...triste mais ainsi va la vie

Alice HUGO 22/10/2007 19:22

Sauf si la mort n'est pas une fin...                                            Cordialement,                                                Alice.

Flo de Sendai 16/10/2007 03:53

Un peu sinistre, il faut l'avouer, mais bravo pour le style....Es-tu de la meme famille que Victor ?Amities de Flo.

Alice HUGO 17/10/2007 13:00

Merci, Flo.
Pour moi, la mort n'est pas sinistre : c'est l'absence qui l'est...
Cordialement à toi, Alice.

Patrick 12/10/2007 08:27

Merveilleux sonnet. Magnifique poésie sombre ravivant le spleen.

Alice HUGO 12/10/2007 17:46

Parce que la Mort fait partie de la Vie...                                       Alice.

Yannick 09/10/2007 20:30

Toujours attentif à tes poèmes. Peu de temps à me consacrer à tout faire :-) Je termine ma ballade de tes autres poèmes. Bisous, yann

Alice HUGO 10/10/2007 13:24

Toi aussi, tu cherches des journées de 32 heures ?!!!Merci  de ton intérêt, Yannick, et à très vite,                                     Alice.

Annie.L. 09/10/2007 10:07

Quel poême émouvant, la dernière demeure, le dernier accompagnement ... j'en ai peur, .... Magnifique poème, je ne peux m'empècher d'aller faire un tour chez toi, avec beaucoup d'émotion, à chaque coin de ... page ! Bisessssssssss (sans te tordre le cou ! ! )

Alice HUGO 09/10/2007 14:24

Merci de tes visites et de ton intérêt, Annie-la-batailleuse  !!!Je vais te mettre en lien ( ok ? ) car cela me sera plus facile pour venir en découdre avec toi !  Et pour régaler mon oeil à tes superbes aquarelles !!!Je te donne un franc baiser,                                                Alice. 

dgidgi 08/10/2007 21:16

    Ah non !!!!! c'est trop triste  ~~ Biz ~~  DGIDGI

Alice HUGO 09/10/2007 14:18

Serait-ce à dire que la réalité est triste, D'gi-D'gi ?Ah, non ! je la veux gaie et riche des autres : comme je voudrais que soit ma mort !Allez ! Plein de vivants baisers,                             Alice.

barbara 08/10/2007 13:48

ton poème est magnifiquement écrit,demain matin je vais à une incinèration d'une amie qui m'était très chère,ça va etre dure,merci encore pour tes coms si gentilles,bisous,barbara

Alice HUGO 08/10/2007 14:37

Que ma pensée te réchauffe le coeur, Barbara, même si cela peut paraître futile au regard d'une si grande peine...Je t'embrasse très fort,                                                        Alice.

Jonavin 08/10/2007 10:10

...Et toujours ces poèmes de grande qualité qui me rendent affreusement jaloux...j'adore...Amicalement,Jonavin.

Alice HUGO 08/10/2007 11:55

Enfin, tu as " accouché " ( je reviens de ton blog ) d' une nouvelle !  Et d'une intensité poignante, dans le fond comme  dans la forme.Forme que je te souhaite olympique, dans l'esprit comme au bout du stylo, écrivain béni des Dieux !Bien cordialement,                                               Alice.

vitany 06/10/2007 19:34

un peu de temps pour passer te faire un gros bizous passe un très bon week end

Alice HUGO 08/10/2007 14:22

Et un excellent début de semaine pour toi,  Capitaine Vitany , accompagné de vagues de baisers,       Alice.

aimee 06/10/2007 17:46

Je fais le tour de mes amis (e) des blogs et,comment,puis-je faire,lorsque je passe devant ma poetesse,sans m'arreter pour lui faire un petit coucou.Je te souhaite un très bon week end,avec une douceur,comme ici.Meilleures pensées à toi,bisou.Aimée

Alice HUGO 08/10/2007 14:27

Que ta semaine commence sous les meilleurs augures, Aimée.Je t'embrasse très cordialement au milieu de mes pensées,                                  Alice.

Pauley 06/10/2007 15:14

Voilà un poème émouvant, éprouvant que tu mènes comme une poétesse excellentissime que tu demeures. Il me semble avoir déjà commenté ce poème, cela n'a pas dû passer mais c'est toujours un plaisir que de relire tes écrits, ils sont toujours très fins et plein de talents. bisous doux ma chère Alice

Alice HUGO 08/10/2007 14:19

Connaissant ton attachement immémorial pour ton " Papé ", je comprends que ce poème t'ait touché, petit Ecureuil.
Nul doute que ses pensées t'accompagnent sur ton chemin de vie...
Je t'embrasse chaleureusement, Alice.

PS. Désolée pour les " facéties " d'OB, et merci d'avoir insisté.

Runner 05/10/2007 19:21

Nouvelles lectures chez toi...Avec autant de plaisir toujours...J'attends tes réactions à mes écrits, toujours importantes pour moi.Bien à toi.RunnerPs : vois le pb d'affichage de ton image de garde apparemment détruite...

Alice HUGO 05/10/2007 19:48

Je ne sais si ma compétence en la matière est bien appropriée... Je réagis à tes poèmes selon mon ressenti, sans véritable recherche analytique.  C'est mon âme qui parle, car elle est sensble aux belles choses et aux belles gens.Dans ce domaine, Ghislain HAMMER - dont tu connais la poésie  - possède une acuité prosodique de haut nieau , doublée d'une pertinence de bon aloi et d'une culture qui le dispute à son talent ( je pense que tu es d'accord avec moi ).Nonobstant, je suis touchée par cette marque d'intérêt et je t'en remercie chaleureusement.Bon week-end, Runner, et à très bientôt,               Alice.PS. Ma soeur m'a signalé le problème et s'en occupe ( étant de notoriété publique que je suis un cancre en PC !!! Encore merci de ton intérêt, Runner.

annak 05/10/2007 14:43

Bonjour Alice :)J'ai une demande de poème à te faire. Je te donne les 2 dernières lignes d'un poème que j'ai écrit (sans te dire les lignes qui précèdent) et tu le poursuis. Si ça te dit et t'inspire ;) Des couleuvres me dévoraientDes papillons les ont chasséBisous :)

Alice HUGO 05/10/2007 19:22

Si cela me dit ?!!!J'adore cette idée, AnnaK  !Quant à l'inspiration, laissons mijoter... Je ne suis que le porte-plume.Tes bisous sont tombés dans l'encrier, et je sens que cela bouillonne !                      Alice.

laurent 04/10/2007 23:12

"On aime sa mère presque sans le savoir,et on ne s'aperçoit de toute la profondeur des racines de cet amour qu'au moment de la séparation dernière."(Guy de Maupassant)Donc,nous portons les stigmates de nos ascendants.(la vie est éternelle...) "C'est avec les morts qu'on fait les vivants!Ce sont des morts qui ont formé notre corps et notre âme!Nous sommes toujours les descendants de quelqu'un...(Charlotte Savary)Vous voyez Alice ce soir en lisant et relisant votre texte,je prends conscience de l'attachement d'un amour maternel ou paternel concernant la citation ci-dessus.

Alice HUGO 05/10/2007 20:03

La mémoire de nos ancêtres est inscrite dans nos gènes, Laurent.   Et nous la " trimballons " - tel un sac empli de cailloux - sur nos épaules.Mais l'atavisme n'est pas une fatalité.  A nous d'user de notre libre arbitre afin de préserver les plus belles pierres, et de jeter les autres aux orties.L'amour parental - ascendant ou descendant - est , pour moi, la pierre de voûte de l' "édifice humain ".La mort est une bâtisseuse, oui.  Elle nous construit.  Elevons des châteaux  !Je suis sensible  d'avoir - modestement - participé à votre réflexion du moment, et je vous remercie de l'avoir illustrée avec de si profondes citations.Cordialement à vous,                           Alice.

Thalie 04/10/2007 18:36

quel poème émouvant et fort,malheureusement c'st un instant que je redoute toujour que celui d'accompagner quelqu'un que j'aime a sa dernière demeure.....bises   Thalie

Alice HUGO 04/10/2007 18:59

Nous sommes tous suspendus à ce déchirement.Mais le nier ne le rend malheureusement pas inéluctable...Je t'embrasse chaleureusement, sensible Thalie,                              Alice.

joel 04/10/2007 16:32

Un théme triste,  rendu plus agréable par ce poême. Toujours aussi impressionante, ma chère Alice !A bientôt et merci pour ton passage.

Alice HUGO 04/10/2007 18:56

Merci, Joel.Heureuse de ton retour,                                      Alice.

Maitre Fred, Jedi des mots :0051: 04/10/2007 15:51

Maître Alice,Je ne flatterais pas ton âme...Je lis et déguste sans trop de commentaire...Au fait, prochainement, nomination officielle de Maître Jedi, veux-tu en être ? Tu sais où me joindre...Bien @mi K'lment

Alice HUGO 04/10/2007 18:55

Il est des silences qui en disent plus que de longs discours...Bien sûr que je veux en être  !  Mais au fait, En quoi cela consiste-t'il et que doit-on faire ? Tu ne dis rien sur ton blog - ou alors, je n'ai pas trouvé !Viens vite me le dire , Grand Maître Jedi : l'élève fourvoyée s'est  !!!                    Bien cordialement,                   Alice.

Lynette::0038: 03/10/2007 17:38

émouvant... pour accompagner le dernier voyage...

Alice HUGO 04/10/2007 11:36

Je suis heureuse que tu vois de l'émotion  6et non le pathos dans ce poème, Lynette. La mort n'est triste que par "l 'absence " quelle suppose...                       Alice.

aimee 03/10/2007 15:02

Très beau poeme,triste,mais ou se reflètent les pensées en ces moments-là.Ceci étant dit,je préfère tes poemes pleins de gaité et de joie de vivre,mais,la mort,fait partie de la vie.Deux extrèmes,mais qui se rejoignent ......Pleins de délicatesse pour toi.Aimée

Alice HUGO 04/10/2007 11:27

Je ne choisis pas le sujet de mes poèmes ( rarement ) : les mots viennent à moi et ma plume les trace...Mais cela ne présume jamais ( rarement ) d'un état d'esprit particulier chez moi, étant d'un naturel gai et enjoué.Je te remercie pour ton immense gentillesse, aimée Aimée, et je t'envoie un bouquet de baisers,        Alice.

Rejane 03/10/2007 08:31

On a l'impression d'y être ... respect et silence sont de rigueur.

Alice HUGO 03/10/2007 11:33

Il est des silences qui en disent long....Le tien a toute la substance d'un discours profond.  Mais qui s'en étonnerait, venant d'une Dame Réjane ?!!!Je manque ( encore ! ) de temps pour venir sur tes terres de Poésiland . Non, ne hoche pas la tête ! J'en suis la plus brimée !!!A très vite, alors !                                                               Alice.

ddomi domi 03/10/2007 06:06

DIgne des plus grans poètes....je suis bluffée. Merci pour ce beau travail Alice...

Alice HUGO 03/10/2007 11:26

Merci pour ton compliment, Domi.Je craignais de rebutter certains ou d'en blesser d'autres, avec ce poème.Je constate, en fait, que mes lecteurs ont une appréciable ouverture d'esprit et une valeur- pour moi inestimable : l'intelligence du Coeur.Mes cordiales pensées,                                           Alice.

Runner 02/10/2007 17:42

Cimetière oublié, de tes dalles hors du tempsTu inspires la muse au fond de tes tourmentsEt sur la lisse pierre d'aussi pieuses dallesC'est le coeur d'une poetesse que tu emballes...Bien à toi pour ce nouveau  petit chef d'oeuvre...Runner

Alice HUGO 03/10/2007 11:06

Merci, Runner.Et merci pour le commentaire poétisé avec délicatesse.Un sujet que certains trouveront " noir ", pourtant  naître, n'est-il pas déjà le début de l'absence ?...A quoi bon redouter l'inéluctable ?Mais que l'on se rassure : mon encrier est rempli de couleurs éclatantes et mes poèmes ne sont que le reflet d'une inspiration ... que je ne maîtrise pas toujours.Je te salue cordialement en attendant de prendre le plaisir de venir te lire,                      Alice.

Ja 02/10/2007 16:03

C'est Mazzarine Pingeot qui, l'autre jour à propos de son dernier livre, parlait également de sa grossesse. Elle a prononcé une phrase qui m'a un peu fait froid dans le dos :"donner la vie, c'est aussi donner la mort"... A méditer. Quoi qu'il en soit, j'ai une pensée pour des proches qui aujourd'hui se trouvent dans la peine et ont accompagné une amie très chère dans son dernier voyage. 

Alice HUGO 03/10/2007 11:15

Une sincère pensée pout tes amis, Ja, en ce jour de peine.Quant à la prhase de M. Pingeot, c'est exactement ce que je pense et je n'y vois rien d'autre que de très naturel. J'y ajouterai la théorie de LAVOISIER( détournée ,mais pertinente à mon avis ):                     " Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme "...Je e donne un baiser éternel,                                                                        Alice.

vitany 02/10/2007 10:14

pas trés joyeux mais joligros bizous et passe une bonne semaine

Alice HUGO 03/10/2007 10:49

Idem pour toi et pour ton équipage, Capitaine !Prépare la pinte de rire, j'arrive !!!                                           Alice.

Annak 01/10/2007 19:43

Bonjour Alice, toujours aussi joli ;)

Alice HUGO 03/10/2007 11:39

Merci, AnnaK;Tu as raison : la laideur ne se trouve que dans les tréfonds de l'âme. La chair est toujours belle, quelle que soit son apparence.                               Alice.

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