LES PORTIQUES DE
GLACE
J’ai baladé mes os sous de nombreux portiques de glace
De crasse
Sur des cartons souillés par tous mes fluides cicatriciels
Et par le sang du ciel.
Où étais-tu mon ange ?
Comme moi dans la fange !
Je sens que la mort blanche au fond de moi pénètre
Elle ouvre une fenêtre
dans mon âme
d’infâme
Je suis mort il paraît
A Dieu donc ma douleur
A Dieu visions d’horreur
Adieu ! je n’ai plus peur.
Ma vie ne valait pas cent balles.
Vienne le froid gluant de la pierre tombale
Pœcile éternel où les Vers qui me rongent
prolongent
les songes
d’un futur périmé dès l’aube du premier cri.
Je souris
et m’enfuis
Sous les poignards cinglants des portiques célestes.
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