AUTOMNE VIVANT
Sur le visage de l'automne
Grêlé de taches de rousseur,
La main rêche du vent festonne
Un maquillage brunisseur.
D'une petite voix mouillée,
La pluie entonne la chanson
Dont l'été l'avait dépouillée.
Le soleil est un polisson !
La joue replète des nuages
Caresse le ventre du ciel,
Déposant sur les marécages
D'impalpables reflets de miel.
Le sourire des fleurs se fane
Dans le silence des pistils ;
Leur beauté que l'hiver profane
Se délite en parfums subtils.
Malgré son écharpe de brume
Qui tamise le froid décor,
Les bras nus la forêt s'enrhume,
Eternuant un tapis d'or.
Les yeux béants de la colline
Vont lentement se refermer
Sur le coeur de sève opaline
Où des graines pourront germer.
Tout se tait quand s'endort la vie...
Mais dans la valse à quatre-temps,
L'automne, déjà, nous convie
Au grand bal du prochain printemps !
Par Alice HUGO
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Publié dans : POESIE CLASSIQUE
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16
Vendredi 13 novembre 2009
Poème
sollicité via "Le Manuscrit" :
Herbert
"Bonjour,
Un petit défi pour toi. Je suis très intéressé par les prédictions attachées au calendrier Maya (j'en ai d'ailleurs une copie dans mon salon), mais je me demandais si ça pouvait se mettre en
rimes ? Qu'est ce que t'en pense ?
Salutations apocalyptiques"
2012 : UNE AUTRE
TERRE
Pourquoi tant de frayeur, et pourquoi tant de craintes ?
Le grand chaos prédit par les Calendriers*
Ne s'effacera pas, quelles que soient nos plaintes :
Soyons prêts pour l'attendre au lieu de le nier !
Les Messagers du Temps ont éclairé la route
Afin d'anticiper un possible Futur ;
Le silence ne fait qu'entretenir le doute :
Nulle divinité ne crie " deleatur " !**
Notre vaisseau stellaire entame un nouveau cycle
Maintes fois répété dans l'Ordre Naturel ;
Séismes, tsunamis, flot de lave qui gicle
Sont, pour la galaxie, un mal intemporel.
En ces temps d'inversion des Pôles magnétiques,
L' Humanité, passant à un autre niveau,
Ouvrira son esprit aux dogmes authentiques,
Prête à évoluer vers un règne nouveau.
Que l' Ere en devenir lui soit plus favorable,
Riche pour ses Enfants de paix et de valeur,
Où renaîtra plus fort une harmonie durable :
Demain leur appartient et ce Monde est le leur.
*Cf. les Calendriers Mayas. ( entr'autre )
** littéralement : "qu'il soit détruit" ( sous-entendu : le Monde ).
Par Alice HUGO
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Publié dans : POESIE NEOCLASSIQUE
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HALLOWEEN
Enfourchant son balai, la lippe salivante,
La Sorcière plane au-dessus des maisons,
Et son ricanement vous glace d'épouvante
Lorsqu'il fait tressaillir les noires frondaisons.
C'est la nuit d'Halloween, les enfants ont la trouille
Des spectres maquillés dont ils ne savent pas
S'ils sont réels ou faux. Le feu de la citrouille
Sera-t'il suffisant pour vaincre le trépas ?
Wououh ! clament-ils alors par les rues de la ville
Afin de conjurer les ombres de la mort,
Et la besace au bras, à chaque domicile
Ils sonnent en criant : " Un bonbon ou un sort " !
Ils tremblent de plaisir, se moquent d'un costume
Où se cache - qui sait ? - un fantôme inhumain
Exhumé du tréfonds de l'étrange coutume...
Papa ! Maman ! Surtout ne lâchez pas ma main !
Par Alice HUGO
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Publié dans : POESIE CLASSIQUE
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